le blog le plus revendicatif en faveur
des salariés de Disneyland Paris. "Si chaque personne qui passe par ce modeste blog, en parle à une personne de sa connaissance, je ne donne pas 100 jours avant que la revendication du
travail du dimanche payé double à Disneyland Paris ne soit sur toutes les lèvres des salariés" Cyril LAZARO
Pour justifier une possible radiation de la CFDT SeaFrance, François Chérèque n'a-t-il pas avancé des arguments manquant de prudence et de mesure ? « Les
révélations dans la presse et les langues qui se délient à Calais font qu'on est au-delà de la présomption d'innocence », avait-il publiquement déclaré, à propos des leaders de la CFDT
SeaFrance, Didier Cappelle et Éric Vercoutre. ...
Calomnie ou pas ? La réponse viendra sous la forme d'une plainte en diffamation, déposée avant la fin du mois, contre le secrétaire national de la CFDT.
Ainsi, avant même qu'une éventuelle radiation ne soit prononcée contre eux en mars, les leaders de la CFDT SeaFrance ont décidé de confier à l'avocat lillois Me
Frank Berton le soin de porter l'affaire en justice. Une plainte qui s'ajoutera aux huit autres visant divers médias.
Coup de bluff, défense désespérée ou contre-attaque en règle ? Il appartiendra à la justice de trancher. Il reste que, du côté de la CFDT SeaFrance, on se
contente d'observer que François Chérèque n'est pas différent « de tous ceux qui ont participé à la campagne orchestrée par la direction de SeaFrance pour nous discréditer. François
Chérèque ne s'est pas contenté de contester notre combat syndical. Il a aussi entretenu et alimenté les calomnies qu'on répand sur nous ». Et pour Didier Cappelle, il est aisé de démontrer
que deux des reproches accablants qui lui sont adressés par le bureau national de la CFDT sont d'une déroutante approximation.
Ainsi, dans un courrier du 20 janvier, la CFDT nationale condamne-t-elle « le refus sanctionné par la justice de communiquer les comptes du comité
d'entreprise ». Aussi est-il tentant d'imaginer des malversations... Mais « nous n'avons jamais refusé de présenter les comptes et d'ailleurs la direction les a, puisque c'est la
loi », commente Éric Vercoutre, secrétaire du CE. « Et si les comptes sont suspects, pourquoi l'expert-comptable et le commissaire aux comptes qui les certifient ne formulent ni
réserve ni observation ? » Pour Éric Vercoutre, l'affaire est entendue : « Ces soupçons visent encore à nous décrédibiliser. La direction veut nous chercher des poux dans la tête pour
des bricoles, sur un budget de 2,5 millions d'euros. » Ces « bricoles » ont néanmoins été portées devant les tribunaux, la justice ayant tranché tantôt en faveur de la direction,
tantôt en faveur d'Éric Vercoutre : tel justificatif comptable n'avait pas été présenté ici, telles pièces ne pouvaient faire l'objet de photocopies là. En somme, un bras de fer et une guerre
de procédures... L'autre reproche avancé dans le courrier du bureau national est plus direct et plus imprudent encore, puisqu'il fait référence à « l'enquête judiciaire en cours pour "vols
en bande organisée" mettant en cause des responsables syndicaux de SeaFrance ».
Examen des comptes
Si une enquête est effectivement conduite consécutivement à une plainte de la direction pour vols à bord des navires, les responsables syndicaux de SeaFrance
n'ont jamais été inquiétés par la justice bien qu'ils aient été souvent présentés comme les cerveaux d'un « système mafieux très sophistiqué ».
De fait, l'examen des comptes bancaires d'Éric Vercoutre et de Didier Cappelle, épluchés sur plusieurs années, n'a donné lieu à aucune mise en examen à ce
jour.
« La direction de SeaFrance s'est juré d'avoir notre peau », conclut Didier Cappelle. « Elle a multiplié les actions en justice contre nous et a
utilisé la presse pour faire gober ses mensonges à la France entière. Mais la calomnie, maintenant, ça suffit. »
Lavaur. Visite de Nicolas Sarkozy : la présence des enfants fait polémique
140 enfants sur le parvis de l'hôtel de ville de Lavaur. Ils crient: «Sarkozy, Sarkozy!». Mardi 7 février, 12h20, le président de la République descend les marches
de l'hôtel de ville sous les acclamations des élèves de l'école du Centre de Lavaur. Dans leurs mains, ils agitent des petits drapeaux tricolores.
Le chef de l'Etat s'approche: il est happé par une animatrice de l'ALAE (Accueil loisirs associé aux écoles) qui l'embrasse. Il réussira tout de même à avoir
quelques mots gentils pour les petites têtes blondes. Une sortie de l'ALAE qui n'a pas été du goût de tous les parents.
Laure (prénom modifié) s'étonne: «Cela avait l'air très difficile d'approcher le président en raison des barrières de sécurité. En fait, il suffit de promener
quelques gamins et hop, on a droit à la bise!».
Sortie impromptue
Cyrille Atlan , parent d'élève explique:« L'ALAE a proposé aux enfants de sortir de l'école et d'aller voir le représentant de notre pays. On leur a donné un
drapeau bleu blanc rouge et on leur a demandé de dire fort «Vive Sarkozy!». Je n'ai pas été prévenue de cette sortie impromptue.». De son côté, Coralie Lestrade a amené hier matin un courrier à
l'attention de Bernard Carayon et de ses employés: « Pourquoi n'ont- ils pas uniquement pris les enfants ayant une autorisation? Des recommandations très précises ont été données aux enfants :
«bien se tenir, se mettre en rang, crier Sarkozy, Sarkozy, leur donner des petits drapeaux français pour qu'ils puissent les secouer » . En revanche, d'autres parents, n'ont pas caché leur
satisfaction à ce que leur enfant voit le président. Une note d'information a bien été remise aux parents des enfants de l'ALAE, mais tous les parents ne l'ont pas eue dans le cartable. D'après
notre décompte , effectué hier, ils étaient au moins 12 dans ce cas. Dans cette note, il est stipulé «que les enfants de l'ALAE du centre assisteront au passage du cortège présidentiel sur les
allées Jean-Jaurès. Dans l'hypothèse où vous ne souhaiteriez pas que votre enfant participe à cette animation, veuillez le signaler à la direction de cette structure».Or les petits n'ont pas été
conduits sur les allées Jean-Jaurès comme indiqué dans la note, mais bien à l'intérieur du périmètre de sécurité, place du genéral Sudre.
Pro et anti Sarko à la récré
A la mairie, on explique que cette «animation» a été faite au dernier moment et dans la précipitation, ce qui expliquerait que la demande soit inexacte et que
certains parents ne l'aient pas eue dans les cartables. Cela suffira-t-il à calmer la colère de certains parents d'élèves particulièrement remontés? «Personnellement nous n'avons pas souhaité que
notre fils participe à cette sortie, ce que je constate c'est que cela crée à l'intérieur de l'école deux clans: les pro et les anti Sarkozy, ce qui est particulièrement déplorable», précise
Stéphanie Taulelle, une maman.
Hier soir, la ville donnait l'assurance qu'il n'y avait eu aucune manipulation ni des employés, ni des enfants, lors de cette sortie. A 17 h, hier, plusieurs
parents distribuaient un tract pour dénoncer ce qu'ils appellent une «manipulation».
Joseph Dalla-Riva : "Les contraintes de sécurité expliquent les imperfections"
Interrogé en tant qu'adjoint au maire chargé des sports et de la jeunesse, Joseph Dalla Riva a déclaré hier : «Je rappelle tout d'abord que Lavaur a eu l'honneur
d'accueillir, c'est historique, une visite officielle du Président de la République qui est de par la constitution, président de tous les Français, représentant la nation toute entière. Dans ce
cadre, j'ai souhaité, à la fois en ma qualité d'ancien enseignant du public, et compte tenu de mes convictions républicaines profondes, que les enfants inscrits à l'ALAE se situant sur le
parcours, puissent profiter pleinement de cette journée exceptionnelle. Le seul objectif était que ces enfants puissent voir le président, le plus près possible afin qu'ils gardent de cet
évènement un souvenir fort qu'ils pourront raconter encore en étant adultes. Compte tenu des contraintes de sécurité particulières, nous avons eu cette possibilité au dernier moment, ce qui
explique certaines imperfections. Si je comprends les interrogations exprimées, je ne peux en revanche accepter la volonté délibérée de nuire, dont certains font preuve. Les sourires et les
visages radieux lèvent toute ambiguïté et peuvent rassurer les parents. Les enfants n'ont pas agi sous la contrainte. Ce n'est pas la première fois dans l'histoire que des enfants de l'école
publique saluent comme il se doit le premier personnage de l'Etat. Il n'est pas non plus anormal qu'ils brandissent le drapeau français, symbole de l'unité nationale, celui pour lequel se sont
battus et sont morts ceux de toute origine, de toute obédience politique, de toute religion dont les noms figurent sur le monument à côté de l'école. En tant qu'enseignant laïque, si demain un
autre président nous faisait l'honneur de venir à Lavaur, quelle que soit son étiquette politique, j'aurai la même attitude.»
Banderole des enseignants confisquée
6 des 9 inseignants de l'école du Centre ont tenté de manifester pendant que les élèves se rendaient avec les animateurs de l'ALAE sur le parvis de la mairie, place
du Général Sudre. Il ne s'agissait que d'une tentative, puisque en moins d'une minute ils se sont vus confisquer leur banderole et prier de reculer jusqu'à l'hôpital soit à plus de cent mètres
des barrières de sécurité. «Nous avons déployé la banderole où était inscrit «Ecole sacrifiée, avenir en danger». Deux gendarmes se sont approchés de nous. Nous avons dialogué gentiment, puis
nous avons été entourés par 4 personnes en civil, très certainement des policiers, qui ont pris notre banderole et se sont enfuis en courant» raconte, une des institutrices. «Nous sommes étonnés
de ne pas pouvoir faire connaître notre ressenti lors de la venue du Chef de l'Etat et de lui faire croire que tout est beau dans le meilleur des mondes», ajoute une de ses collègues.
Pierre Bangi : "Drôle de cours d'éducation civique"
Pierre Bangi, leader de l'opposition de gauche au conseil municipal et secrétaire de la section PS de Lavaur a réagi mercredi 8 février sur son blog au sujet de la
présence des enfants : « On » nous dit qu'il aime les gens, on a du mal à le croire. C'est étrange, on a l'impression que l'on a parachuté Paris et l'Elysée à Lavaur. Il fallait un décor avec des
figurants, il les a trouvés… Certains ont d'ailleurs fait du zèle. Peut-être s'en mordront-ils les doigts ? L'un d'eux est allé chercher les enfants de l'école du Centre, durant leurs heures de
CLAE, munis de drapeaux tricolores et sans la permission de leurs parents : ils ont acclamé « Nicolas»… drôle de cours d'Education Civique…»
Plus de transparence financière … au prix d’une opacité politique renforcée !
vendredi 17 février 2012
La négociation sur la modernisation du paritarisme vient de se conclure le 17 février. Si le texte final enregistre des avancées souhaitées en matière de
transparence financière des institutions paritaires, s’il répond positivement aux revendications de la CGT que la composition de leurs conseils d’administration repose sur les nouvelles règles
de représentativité, s’il acte que les administrateurs salariés ne subissent plus de perte de salaire durant l’exercice de leur mandat, le patronat a fait le choix délibéré de maintenir des
dispositions inacceptables en terme de démocratie sociale.
Il instaure le « vote par tête » comme un principe général et exclusif des prises de décision dans les conseils d’administration. Cet amalgame entre les
voix des représentants des salariés et du patronat, revient à placer celui-ci en situation d’arbitre des différences de points de vue entre organisations syndicales. Accepter cette disposition,
ce serait non seulement sanctuariser des modalités douteuses du fonctionnement actuel du paritarisme, mais aussi inscrire le syndicalisme lui-même dans la compromission et l’indignité. La CGT
regrette que la CFDT ait insisté pour que cette disposition soit conservée, déclarant que son retrait serait pour elle « un casus belli ».
Le texte ajoute à l’obligation de confidentialité des débats celle de « secret des délibérations ». La démocratie sociale ne peut fonctionner sur des
principes contraires à la démocratie. La transparence et la publicité des débats et délibérations dans les instances de représentation sont partie intégrante de ces principes. Les institutions
paritaires ne sont pas la propriété des organisations qui représentent les bénéficiaires, mais celle des bénéficiaires eux-mêmes, qui ne peuvent être spoliés de leur droit fondamental à
l’information. La CGT a demandé a minima le retrait de l’obligation au secret des délibérations. Le patronat a refusé.
Le texte entend supprimer les élections des administrateurs à l’AGIRC, au motif que les nouvelles règles de représentativité s’appliquent. Or celles-ci ne sont
pas faites pour mesurer l’audience des organisations syndicales chez les retraités. La CGT rappelé qu’elle défendait le principe général des élections des administrateurs des organismes de
sécurité sociale et qu’elle ne pouvait accepter une disposition qui entérine un nouveau recul démocratique. A minima, elle a demandé que les institutions AGIRC puissent opter pour la
conservation de la désignation des administrateurs par la voie électorale. Le patronat a préféré acter un désaccord avec la CGT et la CFE-CGC pour répondre à une demande de la CFDT.
Selon les règles de démocratie interne à la CGT, le projet d’accord va être soumis aux fédérations et unions départementales composant le Comité confédéral
national. La délégation chargée de la négociation formule un avis négatif. Elle souligne que le déroulement de la négociation avait créé les conditions que la CGT puisse signer l’accord sur la
modernisation du paritarisme. Mais le patronat a fait le choix délibéré d’introduire en fin de négociation des dispositions excluant un accord unanime, et de confirmer ainsi une stratégie
historique de dialogue social fondé sur des partenariats syndicaux privilégiés.
Voilà qui devrait inspirer nos camarades syndicalistes au sein de l'entreprise. Je ne parle pas de la CGT de
l'entreprise dont la survie est suspendue à certaines décisions sur lesquelles nous n'avons pas la main pour le moment, je parle des autres syndicats de Disneyland Paris qui devraient se préparer
à fêter dignement les 20 ans de l'entreprise, et profiter de l'occasion pour revendiquer un petit quelque chose pour les salariés.
Quant à la CGT nouvelle, elle avance à petits pas et tisse sa toile hors de l'entreprise.
Comme dit le vieil adage : "quand le fruit est mûr, il tombe".
Je remercie tous les camarades des syndicats CGT externes qui nous apportent leur soutien, et les décisions de justice qui vont bien avec.
Je tiens à remercier aujourd'hui plus particulièrement la CGT HPE qui nous a communiqué deux jugements qui concernent notre entreprise et qui tenait à faire passer
un message aux salariés de Disneyland Paris (voir le tract ci-dessous).
Voilà qui devrait interpeller tous les syndicats de Disneyland Paris, car il me semble anormal qu'avec 6 syndicats dans l'entreprise, il faille que ce soit la CGT
HPE qui fasse évoluer le droit et la jurisprudence au sein de notre société (les jugements faisant 10 pages chacun, il m'a semblé inutile de les publier afin d'éviter une lecture qui pourrait
s'avérer fastidieuse pour les lecteurs de ce blog...).
Quant à la Direction de l'entreprise, elle comprendra que le changement d'interlocuteurs à Disneyland Paris n'est plus qu'une question de temps, et que ce laps de
temps se raccourcit de jours en jours.
Amitiés à tous et à toutes
Cyril LAZARO
Délégué du personnel CGT (rien à voir avec la CGT de l'entreprise)
Derniers Commentaires