le blog le plus revendicatif en faveur
des salariés de Disneyland Paris.
"Si chaque personne qui passe par ce modeste blog, en parle à une personne de sa connaissance, je ne donne pas 100 jours avant que la revendication du
travail du dimanche payé double à Disneyland Paris
ne soit sur toutes les lèvres des salariés" Cyril LAZARO

Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 22:28

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Par Cyril LAZARO - Publié dans : cgt
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 21:33

Thibault : «Il faut faire place à du sang neuf»

Interview intégrale : Bernard Thibault affirme son opposition à Sarkozy et évoque sa succession à la tête de la CGT.

Bernard Thibault, lundi à Paris.

 

Alors qu’un certain compromis avait semblé se dessiner, en 2007, dans la relation entre Nicolas Sarkozy et la CGT, Bernard Thibault est, cinq ans plus tard, l’un des plus fermes opposants au Président sortant. Et réclame son départ.

La dernière proposition du Président de la République, un référendum sur les règles de l'assurance-chômage, vous parait-elle intéressante ?

C'est un gadget pré-électoral, de la part d'un Président qui depuis plusieurs semaines cherche par tous les moyens à faire parler de lui. Et cette fois-ci de façon d'autant plus contestable qu'il tente de détourner l'attention sur les véritables causes de la crise, en désignant un peu facilement des coupables - les chômeurs - à la vindicte populaire. Mais les demandeurs d'emplois, dont moins de la moitié sont aujourd'hui indemnisés, n'y sont pour rien si la formation professionnelle a donné lieu à des négociations limitées, restreignant, de fait, l'accès à ces dispositifs. De la même manière, le Chef de l'Etat fait l'impasse sur les obligations qui, d'ores et déjà, leurs incombent en terme d'acceptation d'offres d'emplois. Bref, cette démarche de consultation populaire, sur les chômeurs comme sur les immigrés, relève d'une philosophie politique qui emprunte beaucoup à celle du Front national.

C'est-à-dire ?

Désigner l'immigré et le chômeur comme les responsables de la dégradation sociale, voire le chômeur comme victime de l'immigration, est un discours qui résonne étrangement avec les propos que Marine Le pen a tenus récemment à Strasbourg. C'est une manière un peu grossière d'échapper à la critique du système capitaliste. Pour nous, la vraie opposition est entre capital et travail, pas entre salariés en fonction de leur origine ou de leur confession. Il n'y a jamais de progrès social au détriment du voisin, au motif qu'il serait de nationalité ou de couleur de peau différente.

L'idée du référendum est-elle mauvaise en soi ?

Je préférerais que le président organise une consultation sur des enjeux ô combien plus importants, comme le nouveau traité européen. Ce texte, contre lequel les organisations syndicales européennes se mobiliseront le 29 février prochain, propose d'institutionnaliser la règle d'or à l'échelon européen, instituant ainsi de nouvelles contraintes pour les gouvernements et un vrai carcan social pour les salariés. Un traité qui mériterait bien un référendum.

La TVA sociale peut-elle permettre de redresser l'industrie en France ?

L'argument selon lequel l'industrie française serait victime du coût du travail ne tient pas. Y compris dans sa comparaison avec l'Allemagne, où il est du même niveau qu'en France. En réalité, notre pays souffre d'un sous investissement dans le secteur industriel. Les entreprises françaises du secteur non financier ont ainsi redistribué, en 2010, davantage aux actionnaires (210 milliards) qu'elles n'ont réinvesti dans l'appareil productif (190 milliards). Elle consacrent également beaucoup moins en R&D qu'en Allemagne, et s'acharnent à organiser leur propre concurrence, alors qu'outre Rhin, elles travaillent sur des synergies industrielles sur la base de filières. Qu'on ne vienne pas nous dire que c'est la faute des salariés français qui coûtent trop cher si il y a des entreprises qui disparaissent...

Vos propos sont particulièrement durs à l'encontre de Nicolas Sarkozy. En début de mandat, vous sembliez pourtant avoir trouvé un équilibre dans vos relations avec l'Elysée...

Le Président a toujours raisonné en terme de rapport de forces, avec la CGT comme avec les autres. Il lui est ainsi arrivé de devoir composer, comme par exemple sur la réforme des régimes spéciaux de retraites. Mais il est aussi passé outre un rapport de force qui nous était pourtant favorable, sur la réforme des retraites de l'automne 2010. Il doit aujourd'hui en assumer les conséquences. Quand on fait adopter une loi aussi fondamentale, malgré l'opposition de 70% de la population, il ne peut pas nous faire le reproche de le rappeler aux Français le moment venu. Plus généralement, le Bilan de Nicolas Sarkozy n'est pas comparable avec celui de ses prédécesseurs, dans la mesure où il a été omniprésent sur tous les arbitrages économiques et sociaux. C'est donc lui, au premier chef, qui doit assumer toutes les conséquences de ses choix. C'est lui qui a multiplié les aides aux entreprises, justifié la politique fiscale inégalitaire, ou encore largement assoupli le droit du travail. Jusque dans les dernières semaines, sa majorité modifie le code du Travail sur un aspect essentiel, les horaires de travail, alors qu'il souhaite en même temps une négociation sur le sujet. On ne peut pas être complaisant avec quelqu'un qui ignore les revendications et piétine le dialogue social.

Vous allez appeler à voter contre Nicolas Sarkozy ?

Dans les rangs de la CGT, il n'y a pas besoin d'appels de ce type. Ce qui relève de l'évidence évite de dépenser de l'énergie pour rien. Il est clair, pour la CGT, qu'il faut un autre président. Car si d'aventure il était en position de prolonger son activité, pour un dernier mandat, on pourrait s'attendre à ce qu'il se lâche plus volontiers encore sur la déréglementation du travail.

Vous êtes par contre plus conciliant avec Hollande, alors qu'il a changé de position sur les retraites...

On retient la position qu'il a exprimée, à savoir le rétablissement de la retraite à 60 ans pour ceux qui ont 41 annuités de cotisation, suivi d'une négociation rapide avec patronat et syndicats. A partir de là, tout est possible...

Lejaby, Photowatt, tentative avec Seafrance... le gouvernement semble soucieux de trouver une solution pour les salariés des entreprises en difficulté...

Je parlerais davantage d'activisme à la veille d'échéances électorales. Il faut montrer qu'on cherche à rattraper le terrain perdu, mais je pense que personne n'est dupe et les salariés de Lejaby l'ont très clairement exprimé.

Le Président montre pourtant un certain intérêt pour les usines et les ouvriers...

Y compris en faisant en sorte que ses services en déplacent là où ils ne sont pas assez nombreux, ou pas assez disponibles pour l'acclamer...

La CGT ne rompt-elle pas, en se positionnant ainsi, avec la tradition de neutralité du monde syndical ?

On revendique notre indépendance, qui fait que la CGT ne soutient aucun candidat. Mais indépendant ne veut pas dire neutre. La neutralité impliquerait, comme certains responsables syndicaux semblent le revendiquer, que le mouvement syndical, au motif qu'il y a des élections, doit s'effacer ou être silencieux. C'est une forme de neutralité qui frôle la complicité. Comme si les organisations patronales ou financières étaient neutres dans le débat politique. On est un syndicat de salariés, on a des choses à dire, à la fois sur le bilan et sur les défis à venir de la société française. Pour nous, indépendance ne veut pas dire neutralité.

Quelle aura été, selon vous, la plus grosse erreur de Nicolas Sarkozy ?

Plus qu'une erreur, un choix: vouloir arbitrer sur tous les sujets sans écouter les autres avis. Or aujourd'hui, face aux défis posés à la société, je ne crois pas que soit attendu un homme ou une femme providentielle, à qui l'on s'en remettrait pour décider seul dans son coin ce qui est bon pour la collectivité. Le rôle d'un président de la république, c'est de créer les conditions du développement de la démocratie au sens large, qui passe notamment par un rééquilibrage des pouvoirs entre l'employeur et le salarié.

Vous avez annoncé ne pas vous représenter pour un 5e mandat...

J'ai pris cette responsabilité à 40 ans, et au bout de 4 mandats, je considère qu'il est plutôt sain de s'interroger quand on occupe un poste qui est la fois très prenant et qui nécessite d'être en phase avec ce qu'il se passe dans la société. Il faut éviter d'arriver au stade où l'on occupe une responsabilité par habitude, en ronronnant sur la manière de l'assumer. La période appelle une capacité d'innovation, de réflexion, de recherche de pistes nouvelles, il faut faire place à du sang neuf.

Avec Eric Aubin, Nadine Prigent ?

Il y a plusieurs dirigeants qui ont le profil pour occuper cette responsabilité. On est pour l'instant dans une séquence d'échanges entre nous. Il y a plus de successeurs possibles que ceux que l'on veut bien nous désigner comme ayant les profils...

Certains vous reprochent d'avoir mal préparé cette succession...

La CGT change plus qu'on ne le croit. Il est normal qu'il y est aujourd'hui un processus interne de réflexion qui se fasse dans la transparence, alors qu'il fut un temps où l'on attendait du secrétaire général qu'il désigne seul celui qui est amené à prendre la responsabilité.

Une femme constituerait un changement important ?

Je fais remarquer que la CGT est la seule confédération qui a autant de femmes que d'hommes dans ses instances dirigeantes. Les chances sont donc à 50/50.

Que ferez-vous après ?

Je n'ai pas de projets, et ce n'est pas ma priorité.

 

par Luc Peillon Source liberation.fr

Par Cyril LAZARO - Publié dans : cgt
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 07:21

Disneyland Paris : toujours plus cher, toujours moins bien

"Rien que d’y penser, ça fait rêver" : un slogan qui, depuis près de 20 ans, tente de nous persuader que Disneyland Paris est LE lieu où le rêve devient réalité, l’endroit unique au monde où la magie est à portée de main. Mais Eve Gratien s'interroge : et si Mickey Mouse nous prenait pour des cons ?

Fan de Disneyland un jour, fan pour toujours ?

 

Je fais partie des fans inconditionnels de l’univers Disney. Ajoutons à cela une passion sans limite pour les parcs d’attraction et vous obtenez un parfait spécimen d’adepte des parcs Disneyland, le public idéal pour ces parcs à thème.

 

Festival New Generation à Disneyland Paris le 27 mars 2010 (David Fisher / Rex Feat/SIPA).

Festival New Generation à Disneyland Paris le 27 mars 2010 (David Fisher / Rex Feat/SIPA).


Je suis de ceux qui chaque année, se rendent à Disneyland Paris comme s’ils accomplissaient une sorte d’incontournable pèlerinage et qui débloquent volontiers l’argent durement économisé sur leur PEL pour s’offrir un week-end au pays de la magie, sans jamais s’en lasser.

 

Je faisais même partie des petits veinards qui foulaient pour la première fois le sol du parc lors de son inauguration, en avril 1992, et depuis ce jour-là, j’ai dû visiter le parc une bonne vingtaine de fois, peut-être même une trentaine. J’y ai fêté mes anniversaires, fait des fêtes de famille, organisé des retrouvailles entre amis, roucoulé avec mes amoureux, enterré ma vie de jeune fille, célébré l’anniversaire de mes enfants : bref, 20 ans de fidélité à Disneyland Paris et un amour pour ce parc que j’estimais sans faille.

 

Euro Disney : le rêve accessible pour tous

 

Au commencement, il y avait un parc que l’on promettait accessible à tous. Un parc qui ne portait alors pas encore le nom prestigieux de Disneyland Paris, mais que l’on avait simplement baptisé Euro Disney. Alors certes, n’allait pas à Euro Disney qui le souhaitait, et contrairement à ce que semblaient suggérer les spots publicitaires du parc, il ne suffisait pas d’y croire très fort pour voir son vœu exaucé. Dans la vraie vie, il suffisait plutôt d’y croire très fort et de voir ses parents ramer quelques mois, se serrer la ceinture sur les sorties et les courses, et parvenir peut-être, à l’arrivée des beaux jours, à dégainer de quoi emmener la petite famille passer une journée au pays magique.

 

Pour les classes moyennes, aller à Euro Disney et y passer une journée sans trop se ruiner, c’était possible : évidemment, on faisait l’impasse sur les séjours prolongés avec hébergement inclus mais dans l’ensemble, on pouvait s’offrir une fois dans l’année, une journée de rêve et de magie sans prendre le risque de se mettre son banquier à dos ou d’y laisser ses plumes. On ne s’offrait pas de déjeuner au restaurant, on évitait les dépenses trop coûteuses dans les boutiques mais d’une façon générale, le burger frites de midi était parfaitement accessible et contentait tout le monde, l’essentiel pour nous étant de croiser un maximum de héros de l’univers Disney en sillonnant le parc et de profiter des multiples attractions.

 

Adolescente, je partais à Euro Disney par le biais de voyages organisés en bus, avec 100 francs en poche (15 € et des brouettes), de quoi déjeuner, passer une bonne journée et même rentrer avec un porte-clés en forme de tête de Mickey. Près de vingt ans plus tard, il semble que le parc ait pris une sacrée claque et que la légendaire souris ait reconsidéré ses promesses au profit d’un parc plus rentable et de moins en moins accueillant. Service en baisse, prix exorbitants, peut-on toujours considérer Disneyland Paris comme un parc qui s’adresse à tous les "young at heart" ? [1]

 

Hausse des prix et écrémage de la clientèle

 

Depuis plusieurs années, le parc multiplie les offres exceptionnelles qui proposent des séjours à tarifs réduits et permet même aux Franciliens d’acquérir un pass offrant un accès illimité ainsi que divers avantages (remises sur les achats, la restauration…) pour un tarif très raisonnable. Mais derrière cette apparente volonté de rendre le parc accessible au plus grand nombre, voilà des avantages qui cachent une réalité toute autre et une fois l’entrée du parc franchie, la tendance s’inverse complètement.

 

Alors que le parc offrait autrefois de nombreuses options de restauration correspondant à tous les budgets, le fait est qu’aujourd’hui, se restaurer à Disneyland requiert un sacré budget. Que dire des fast food bon marchés, autrefois nombreux et bien répartis sur le parc ? Certains sont temporairement fermés, d’autres ont été convertis en restaurants avec formule à la carte. Les cabanes à hot dog disséminés dans tout le parc ? Fermées, selon la période.

 

Vous me direz que pour qui veut absolument éviter le recours aux restaurants – avec les tarifs que cela implique – il reste l’option sandwich tiré du sac. Erreur, Disneyland Paris ne possède pas, contrairement à la grande majorité des parcs d’attractions européens, d’aire de repos permettant à ses visiteurs de se restaurer à partir de leurs propres provisions, prévues pour l’occasion. Deux solutions s’offrent donc désormais aux visiteurs affamés : s’offrir un "menu" entre 20 et 25 € (prix moyen pour un adulte, les menus enfants étant d’environ 13 €) ou manger son jambon-beurre à la sauvette dans une file d’attente, ce qui est évidemment très pratique et confortable quand on est accompagné de jeunes enfants (et qu’il fait -10°C, tant qu’à faire).

 

Arbre de Noël à Disneyland Paris le 5 novembre 2011 (GHNASSIA ANTHONY/SIPA)

Arbre de Noël à Disneyland Paris le 5 novembre 2011

 

Si la hausse de ces tarifs allait de pair avec un service équivalent, nul doute que la clientèle s’en accommoderait, malgré tout. Sauf que Disneyland Resort prend de plus en plus ses clients pour des cons, n’hésitant pas, par exemple, à "convertir" un fast food en restaurant, pour y vendre finalement des menus à près de 25 €, lesquels consistent en un hamburger, accompagné de frites et de crudités, le tout servi sur de la vaisselle jetable, avec couverts en plastique, et devant être récupéré sur un plateau au comptoir après avoir patienté dans une file d’attente. Autrement dit : de l’art de vendre de la junk food au prix fort dans un fast food en faisant gober à tous ces connards que non non, ceci est un restaurant, hahaha !

 

Même constat dans les hôtels du parc, y compris dans les hôtels réputés les plus hauts de gamme. Certains hôtels prestigieux (comme l’hôtel New York) offrent un room service 24 heures sur 24. Compte tenu du cadre, de la réputation et du tarif desdits hôtels, les clients sont en droit de s’attendre à un service digne d’un room service, et à une cuisine digne de son établissement. Là encore, grossière erreur : des plats servis à peine tièdes avec une heure de retard, des "menus" qui se résument à deux tranches de pain de mie vaguement garnies en guise de sandwich, des saveurs dignes d’un plateau repas d’hôpital mais cela dit, un tarif qui lui, n’a rien à envier aux grands hôtels.

 

Si la restauration était devenu le seul point faible de Disneyland Resort, là encore, j’imagine que les plus irréductibles, les fans invétérés, finiraient par faire avec. Mais le constat est assez alarmant et c’est l’ensemble des services qui semblent répondre à la triste logique du "toujours plus cher, toujours moins bien".

 

Hôtels de prestige aux chambres mal chauffées, "grands" restaurants ayant un arrière-goût de Sodebo, cast members débordés et de moins en moins enclins à l’amabilité, nombre grandissant d’attractions hors service et d’activités inaccessibles… Disneyland Paris n’est définitivement plus l’endroit au sein duquel on peut estimer en avoir pour son argent. Désormais, tout se paye au prix fort mais en guise de réponse, c’est un service minimum qui est offert.

 

Walt Disney Studios à Disneyland Paris le 18 juillet 2010 (YAGHOBZADEH RAFAEL/SIPA).

Walt Disney Studios à Disneyland Paris le 18 juillet 2010

 

Le rêve accessible à tous (mais surtout aux plus riches, faut pas déconner)

 

Pendant des années, j’ai vraiment cru au potentiel de la "magie" de Disneyland. Comprenez qu’il me semblait alors que tout était alors mis en œuvre pour que le visiteur passe un bon séjour, vraiment. Les files d’attente interminables ont toujours existé (et font partie intégrante du paysage de Disneyland) mais les attentes étaient régulièrement ponctuées du passage d’icônes Disney qui paradaient devant les visiteurs impatients, comme pour leur signifier "okay mec, tu vas bien te farcir trois quarts d’heure de queue pour accéder à ce manège dont le tour dure moins de deux minutes, mais HEY regarde, le Roi Louie te fait une petite danse !".

 

Pour les plus jeunes, la "magie" était clairement présente aux quatre coins du parc et chaque journée passée à Disneyland Paris (ou devrais-je dire : Euro Disney) était l’occasion de rencontrer à tout bout de champ les personnages qui peuplent l’univers Disney. Désormais, croiser l’une de ces mascottes relève du véritable coup de bol. Certaines font le pied de grue à des endroits précis et sont accessibles après une longue attente strictement encadrée. Autant s’accrocher pour faire comprendre à un enfant de 4 ans que non, tu n’as pas le droit de te jeter dans les bras de Baloo, pas tant que tu n’auras pas patienté ici une petite demi-heure jusqu’à ce qu’on t’autorise à prendre la pose pendant huit secondes à ses côtés.

 

Quant aux autres personnages du parc (car oui, ils se planquent bien quelque part, ces fumiers), ils attendent au chaud d’accueillir les visiteurs au porte-monnaie le plus fourni, ceux qui peuvent s’offrir l’une des formules spéciales permettant de déjeuner ou goûter en présence des icônes Disney. En ce qui concerne les autres visiteurs, et ben ils peuvent bien bouffer leurs Pépito sous la pluie, on s’en cogne qu’ils ramènent ou non une photo souvenir de leur môme dans les bras de Winnie.

 

Le déclin du royaume enchanté n’est un secret pour personne. Après avoir bénéficié de plusieurs plans de sauvetage et avec de nouveaux investissements colossaux, le parc connaît un timide retour à la croissance depuis 2007. Si les sondages [2] reflètent un avis plutôt positif de la part des visiteurs de Disneyland Paris, les adeptes de la première heure, ceux qui ont vu le parc évoluer et qui ont connu l’accueil et le service irréprochable d’Euro Disney, savent à quel point il ne suffit pas de se parer d’un nouveau nom aussi prestigieux que "Disneyland" pour être à la hauteur de sa réputation.

 

Disneyland est en passe de devenir un lieu réservé à une clientèle privilégiée qui seule est en mesure de pouvoir s’offrir les services désormais si coûteux proposés par le parc. En attendant que Disneyland ne se décide à ouvrir une cellule psychologique destinée à combattre le syndrome de déprime post-magie, du type "J’ai niqué mes économies de smicard pour emmener mes gosses dans un parc pas si magique, pas voir Mickey et manger du Tricatel vendu au prix du Fauchon", je crois bien qu’il ne nous reste plus qu’à nous faire une raison : préparons des sandwiches et allons à Walibi sur nos grands chevaux blancs.

 

 

[1] extrait de la plaque dévoilée le 11 avril 1992, lors de la cérémonie d’ouverture du parc euro Disney, qui comporte cette citation de Michael D. Eisner, alors président de la Walt Disney Company : "To all who come to this happy place, welcome. Once upon a time... a master storyteller, Walt Disney, inspired by Europe's best loved tales, used his own special gifts to share them with the world. He envisioned a Magic Kingdom where these stories would come to life, and called it Disneyland. Now his dream returns to the land that inspired it. Euro Disneyland is dedicated to the young and the young at heart... with the hope that it will be a source of joy and inspiration for all the world."

 

[2] 78.3% de visiteurs satisfaits, plaçant le parc en 6ème position des parcs d’attraction préférés des Français (d’après une enquête de L’UFC Que choisir datant de début 2008).

Par Eve Gratien blogueuse Source leplus.nouvelobs.com

Par Cyril LAZARO - Publié dans : Syndicat Disney, Disneyland
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 20:56

La vie de blogueur est formidable car elle réserve chaque jour son lot de surprises.

Il y a les bonnes : les liens tissés avec d'autres internautes, et les mauvaises : les procédures juridiques liées à l'engagement militant.

Le groupe STEF m'a mis en demeure via ses avocats pour retirer l'article : CGT : soutien à Mickaël Prince, délégué syndical de la CGT TFE Chaulnes

Comme vous pourrez le voir sur l'article, il est composé de trois parties distinctes.

La première est le titre que j'ai écrit et dont j'assume l'entière responsabilité.

La seconde est un tract de la CGT TFE Chaulnes que j'ai repris.

La troisième est un article d'acturevue signé par le journaliste David Perrotin : http://www.acturevue.com/une-entreprise-de-transport-prete-a-tout-pour-defendre-son-image,fr,4,censure.cfm

Dans cet article se trouve une vidéo publique reprise du Nouvel Observateur et hébergée sur Dailymotion depuis le 22 décembre 2009 et qui fait partie de l'article d'acturevue. http://www.dailymotion.com/video/xblj9h_un-salarie-menace-de-licenciement-p_news

Je suggère au groupe STEF de contacter le Nouvel Observateur pour qu'il retire la vidéo en question et de fait, cette vidéo (qui semble être l'objet du litige) disparaitra de tous les sites qui l'ont reprise, puisqu'il s'agit en fait d'un lien HTML.

Mais il est vrai (et la jurisprudence semble constante sur ce point) qu'un élément d'information fait partie de la liberté d'expression de tout un chacun, s'il le reprend, et je ne crois pas que le Nouvel Observateur se laissera intimider par le risque d'un éventuel contentieux.

Si le groupe STEF entend faire de moi un martyr de la Liberté d'Expression sur Internet, pourquoi pas?

Il y a bien eu Jésus Christ, Gandhi et Martin Luther King avant moi...  LOL

Tout ça pour dire que je ne pense pas que ce soit la bonne méthode pour faire taire les blogs militants, n'en déplaise au patronat!

Devrais-je faire appel au syndicat des journalistes de la CGT pour me défendre? Vous le saurez en suivant les aventures d'un militant syndicaliste sur un blog pas tout à fait comme les autres...

Le patronat essayera tout et n'importe quoi, (surtout n'importe quoi), pour nous faire taire. Nous répondrons à hauteur des attaques dont nous sommes victimes, car ne l'oublions jamais, c'est la classe ouvrière qui est victime des agissements du patronat, et non l'inverse!

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

mise en demeure -diteur du blog Cyril LAZARO 1

 

mise en demeure -diteur du blog Cyril LAZARO 2

 

mise en demeure -diteur du blog Cyril LAZARO

Par Cyril LAZARO - Publié dans : politique générale
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 20:54

AMIANTE

Dix groupes CGT s'unissent en collectif

Le Collectif amiante littoral Dunkerque- CGT rassemble dix  

Le Collectif amiante littoral Dunkerque- CGT 

 

Dix collectifs CGT de différentes grosses entreprises du Dunkerquois viennent de s'unir, lundi matin, pour créer le Collectif amiante littoral Dunkerque CGT (CALD - CGT).

Le CALD représente 10 000 salariés.
- Plusieurs sections CGT de grandes entreprises du littoral dunkerquois ont rejoint l'Association de défense aux victimes de l'amiante de la sidérurgie Usine des Dunes, (ADVADUD CGT) dans son combat contre l'amiante. Lundi matin, les dix représentants syndicaux CGT parmi lesquels Marcel Croquefer, Dany Wallyn, et Claude Tange ont adhéré au CALD, Collectif amiante littoral Dunkerque qui va mutualiser toutes les connaissances de chacun des signataires.

Opérationnel et défensif
Cette création vient en réaction aux constats de la situation délicate que vivent actuellement les victimes de l'amiante. Le CALD s'unit « pour lutter collectivement et efficacement contre les empoisonneurs et surtout dans l'intérêt des victimes et de leurs ayants droit. » « Dix ans après les premiers dépôts de plainte, on attaque toujours plus de victimes de l'amiante... Les associations de défense des victimes montrent leurs limites. Nous voulons aller plus loin... Ce n'est pas une nouvelle association parmi d'autres explique Claude Tange, président de l'Association de défense aux victimes de l'amiante de la sidérurgie de l'Usine des Dunes de Leffrinckoucke. Nous serons un collectif opérationnel et défensif. » Le CALD veut s'occuper des ouvriers encore en poste en proposant des formations, en abordant mieux la question de la prévention, en travaillant avec la profession médicale, en marquant à la culotte les patrons des entreprises qui travaillent encore en contact avec de l'amiante. « On va les chatouiller là où ça fait mal », promet Claude Tange qui veut « mener la lutte et l'action dans les entreprises afin de les faire reconnaître "site amianté." » Le jour de la signature de convention, le contexte ne faisait que renforcer la détermination de Marcel Croquefer et de ses camarades : « On revient sur des avancées... Il y a quelques années nous avions obtenu que l'exposition aux agents chimiques dangereux fasse l'objet d'une fiche d'exposition.
Aujourd'hui, (le 13 février, NDLR) le gouvernement revient dessus. Il y a une volonté de cacher, de nier l'évidence. Il y a plus que jamais une nécessité de s'unir ! » Les syndicalistes veulent faire passer le message que la fatalité n'existe pas. « On va agir sur les lieux de travail et auprès des politiques », promet la CGT. « Il faut inciter les gens à ne pas se laisser faire », insiste Marcel Croquefer. Et les syndicalistes de citer deux exemples : le premier rapporté par Claude Tange concerne Cegelec où des départs en retraite de victimes de l'amiante auraient été refusés. L'autre exemple concerne les retraités justement qui partent à 50 ans avec une baisse de salaire de 35 %. « On leur file 15 000 euros et 1 700 euros pour la Sécu, mais on a fait le calcul, ils perdent 80 000 euros de pouvoir d'achat en 10 ans, rapporte Dany Wallyn. On se battra aussi sur cette question. » Comme sur celle qui vise à éradiquer les maladies éliminables. « L'amiante en fait partie. Si toutes les précautions avaient été prises, il n'y aurait jamais eu de victimes de l'amiante. » « Il y aura d'autres vagues issues des opérations de désamiantage », justifie Jean-Luc Delaeter, président de l'Association de défense des victimes de l'amiante de la chimie (ADVAC CGT Lesieur). Le CALD entend porter la voix de 10 000 salariés face au « désastre sanitaire et au laxisme du gouvernement. »

 

Le CALD, c'est 10 groupes syndicaux CGT : l'Association de Défense aux Victimes de l'Amiante de la Sidérurgie Usine des Dunes, l'ADVAC Lesieur, l'APDA, Arcelor Mittal Mardyck, Copenor, Total, Cegelec, EDF Gravelines, Ascométal et Valdunes.

Source lejournaldesflandres.fr

Par Cyril LAZARO - Publié dans : cgt
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