Syndicat Disney, Disneyland

Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 08:16

Disneyland Paris connaît aussi la crise de la dette

Héléna Pihen   18 mai 2012 

 

Dette - Le parc d’attraction enregistre de mauvais résultats financiers pour le premier trimestre 2012, qui s’ajoutent à une dette déjà conséquente.

Bien que Disneyland Paris reste la première destination touristique en Europe, le parc d’attraction creuse son déficit de 22% au premier semestre 2011-2012. L’exploitant du plus grand parc à thème d’Europe envisage un plan d’économie si le prochain semestre ne lui permet pas de « tenir ses engagements financiers ».

Jusqu’à présent, les effets de la crise économique ne s’étaient pas fait ressentir sur le parc d’attraction le plus populaire d’Europe. Mais Disneyland Paris enregistre une perte nette de 100,8 millions d’euro et une baisse de son chiffre d’affaires, qui s’établit à 552,4 millions d’euros au premier trimestre, de 8%. Trois causes sont à l’origine de cette dégradation.

Un bilan plombé par la crise, de lourds investissements, mais surtout une dette colossale

On peut expliquer en partie ces mauvais chiffres par la baisse de la fréquentation des parcs (- 1,5% de visiteurs) et des hôtels ( -3,6%). Ainsi Disneyland a accueilli moins d’Italiens et d’Espagnols, plus durement touchés par la crise, mais également moins de Néerlandais et de Belges. Cependant, le parc ne connaît pas une réelle une baisse de son attractivité.

Ensuite vient le poids des investissements réalisés en vue du vingtième anniversaire du parc, qui a été officiellement fêté au mois d’avril dernier. Ont par exemple été mis au point un nouveau spectacle nocturne, de nouvelles parades et attractions. A également été entrepris la rénovation d’une partie des restaurants du site, ainsi que de certains hôtels, suivant une politique d’augmentation des prix.

Enfin et surtout, vient le poids de la dette du parc, qui se chiffre à 1,8 milliards d’euros, ce qui laisse peu de marge de manœuvre au président d’Euro Disney, Philippe Gas, contraint chaque année de remplir des « objectifs de performance prédéterminés ». Ainsi 64 millions d’euros ont déjà été versés pour le remboursement de la dette au premier semestre 2011-2012, et 72 millions sont prévus pour le second semestre.

Selon la direction, « le groupe dispose de ressources pour un avenir prévisible ». Toutefois, au vue d’un « contexte [qui] reste incertain et fragile », et si le second semestre ne lui permettait pas de tenir ses engagements financiers, il « serait amené à réduire ses coûts d’exploitation, une partie de ses dépenses d’investissements prévues, vendre des actifs et/ou solliciter l’aide de TWDC (The World Disney Compagny ndlr) ou d’autres parties».

« Des signes encourageants pour le second semestre »

Le directeur général adjoint de Disneyland Paris, Mark Stead, évoquant la situation économique du parc, a récemment déclaré : « on a très bien résisté à la crise ». De fait, la dépense moyenne par visiteur a augmenté de 2% dans les parcs, à hauteur de 44,11 euros par jour, et celle des hôtels a progressé de 4%, établissant le prix moyen d’une chambre à 207,29 euros la nuit. Cette stratégie de relèvements des prix a ainsi permit de compenser la baisse de fréquentation des parcs.

De plus, Mark Stead croit en « un effet booster » des investissements réalisés pour le vingtième anniversaire du parc au second semestre, le plus rentable en raison de la haute saison touristique, qui s’étend d’avril à septembre. Ceci avait déjà été observé lors des 15 ans du parc. M. Stead pense même que les effets positifs se feront sentir bien au-delà, affirmant  : « ce sont des investissements de long terme, on prépare l’après-crise ».

Enfin, pour le directeur général adjoint, il y a déjà « des signes encourageants pour le second semestre« . Malgré une météo capricieuse, la direction relève une hausse des réservations dans les hôtels pour le mois d’avril de 66% et une augmentation du chiffre d’affaires global de 3%.

En définitive, Disneyland Paris a plutôt bien résisté à la crise économique, et reste la destination touristique la plus attractive d’Europe, avec un nouveau record de fréquentation : 15,6 millions d’entrés enregistrées au cours de l’exercice 2010-2011. Pourtant le parc n’a plus gagné d’argent depuis 2001. Plombé par le poids de sa dette, et malgré un profit opérationnel depuis 2007, l’exploitation de Disneyland Paris reste déficitaire. Mark Stead résume ainsi le problème: « La vraie question, c’est la dette ». Il n’est plus qu’à espérer que les aménagements pour les 20 ans du parc portent effectivement leurs fruits.

Héléna Pihen Source lecourant.info

Par Cyril LAZARO - Publié dans : Syndicat Disney, Disneyland
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 23:40

Alerte Sociale et Droit de Retrait des salariés de la Parade de Disneyland paris

Suite au courrier (57) d’alerte adressé par les membres du CHS-CT de l’établissement Spectacle, plus de 300 salariés, de tous statuts confondus ( managers, chefs d’équipe, artistes, interprètes, … ) ont exercé leur droit de retrait considérant  que « leur situation de travail comportait un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour leur vie et leur santé ». 

Face à une situation de tension et de danger potentiel parfaitement connue depuis des mois et des mois ( si ce n’est visiblement des années à l’écoute des différents témoignages révélés lors de ce droit de retrait sur le bâtiment de la Parade par plusieurs salariés  ) par les différentes Directions de l’entreprise et supportée douloureusement par nombres de salariés, face à l’absence de prise de responsabilité de ces mêmes Directions préférant détourner piteusement leurs regards aux souffrances déclarées, plus de 2 jours durant, 300 salariés et plus, exerçant leur droit au respect et à la dignité des personnes se sont heurtés à une Direction qui visiblement, là aussi, se refusait d’entendre ce qui était criant de vérité et d’effroi : des salariés, par dizaines, en souffrance. Pourquoi ? Supputations …

Pour l’heure, l’ensemble des salariés réclament de pouvoir travailler en toute sérénité et quiétude et assurer les prestations qui sont les leurs ( plusieurs Parades ont été annulé, les personnages ne sont pas sortis ni n’ont accompagné les guests, … par le simple fait que la Direction, trop fière, trop ambiguë sur ce dossier n’a pas daigné assumer sa responsabilité ).

La Direction, au sortir de ce droit de retrait, semble avoir entendu les réclamations et exigences légitimes des salariés. Ces derniers comme les membres du CHS-CT ( et tout comme la section syndicale CFDT Eurodisney ) les jugeront sur leurs actes. A défaut, la prochaine Parade risque d’être des plus mémorable …


Source cfdt-disney.org

 

La lettre d'engagement de la Direction

LETTRE-D-engagement-spectacles.jpg

Par Cyril LAZARO - Publié dans : Syndicat Disney, Disneyland
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 20:46

Voici pour faire suite à l'article Disneyland Paris : pour 10 euros, un salarié est licencié pour faute grave, un premier document que notre jeune breton a reçu trois semaines avant son licenciement.

Ce document émane et est signé par Philippe Gas en personne, le PDG de Disneyland Paris.

Document visionnaire dont je retiendrai cette phrase aux portées insoupçonnées : "Ton dévouement est un modèle pour nous tous. Bravo!"

Pour ceux qui auraient du mal à déchiffrer, voici le texte dans son intégralité :

"Maxime,

Merci pour avoir par ton geste permis de sauver la vie de l'un de nos visiteurs dimanche passé.

Ton dévouement est un modèle pour nous tous. Bravo!

Philippe"

Comme quoi notre jeune breton est bien loin de l'image que donne de lui Disneyland Paris aujourd'hui.

Comme quoi Disneyland Paris est une grande entreprise avec une très petite mémoire, ou bien alors, on se moque totalement de ce que l'on dit et de ce que l'on écrit.

Peu importe. Il y en a d'autres qui signent des accords pourris, qui dévalisent le Comité d'entreprise par centaine de milliers d'euros, et qui sont toujours dans l'entreprise, à ne surtout pas être présents sur leur lieu de travail.

Rien à voir avec ceux qui permettent de sauver des vies parce qu'ils sont sur leur lieu de travail, et qui se font licencier pour faute grave dès qu'il y a un vol présumé de 10 euros.

A Disneyland Paris, nous sommes tous égaux, mais certains sont à l'évidence plus égaux que d'autres!

Surtout ne vous inquiétez pas, l'affaire est lourde, d'autres documents sont à venir... pour notre plus grand plaisir. On va se régaler!

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

 

lettre-philippe-gas.jpg

Par Cyril LAZARO - Publié dans : Syndicat Disney, Disneyland
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 20:25

Disneyland Paris, l'endroit le plus joyeux de la planète, encore un peu plus de rêve pour les salariés...

Je préfère ne pas commenter l'article ci-dessous, n'en jetez plus la coupe est pleine.

Visionnez la vidéo, elle est édifiante!

Une petite brève pour la route, vendredi une salariée du Comité d'entreprise prenait des cachets sur son lieu de travail, mais ne vous inquiétez pas, tout est normal!

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

L' affaire de harcèlement sexuel empoisonne Disney

Le retour à son poste d'un homme condamné pour harcèlement provoque l'indignation des salariés

Les deux parades de cet après-midi à Disneyland ont été annulées, et aucun des personnages habituels n'est apparu aujourd'hui dans le parc d'attraction. Le malaise grandit chez Mickey autour d'une vieille affaire de harcèlement sexuel.

Dans cette affaire déja ancienne, l'homme "harceleur" a été condamné. Mais son retour et surtout sa ré-affectation par la direction de Disney, à son poste antérieur, sont très mal vécus par les salariés.

Ils sont encore plus mal vécus par la "victime", à laquelle Disney demande de changer de poste pour séparer les deux protagonistes.

 

Les salariés, du moins une partie d'entre eux, ceux qui travaillent sur les "parades", ont donc invoqué un "droit de retrait", et stoppé le travail.

 

Des discussions entre la direction et les salariés ont eu lieu cet après-midi, à la veille d'un long week-end toujours important pour le parc d'attraction, en termes d'affluence. Elles n'ont pas abouti pour l'instant. La direction de Disney argumente sur le fait qu'il n'existe pas suffisamment de preuves pour incriminer lourdement l'auteur du harcèlement.

 

Enfin, la direction de Disney conteste le bien-fondé de l'exercice du "droit de retrait" pour les salariés dans ce cas précis, et considère donc que les salariés qui ont cessé le travail sont en grève, avec les conséquences, notamment financières, que cela induit.

Source paris-ile-de-france.france3.fr

 

   Malaise à Disneyland ParisMalaise à Disneyland Paris

 

 

Par Cyril LAZARO - Publié dans : Syndicat Disney, Disneyland
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 18:27

Je sais que tout le monde pense que j'éxagère lorsque j'écris sur Disneyland Paris. Le fait est que je suis toujours en dessous de la réalité.

J'ai rencontré aujourd'hui un salarié dont les aventures à Disneyland Paris font que la réalité dépasse de très loin la fiction...

Voici donc l'histoire d'un jeune breton de 20 ans qui vient d'être licencié pour un vol présumé de 10 euros.

Alors qu'il travaillait à l'accueil d'une piscine de Disneyland Paris, un client vient louer des serviettes pour 10 euros. Comme il n'y avait pas de caisse ce jour là, le jeune salarié prend les 10 euros et les range dans sa poche. Il n'allait tout de même pas les laisser traîner sur le comptoir...

Peu après il part en break et est remplacé par un autre salarié sur son lieu de travail.

C'est à ce moment que le client revient, et n'ayant pas utilisé les serviettes, demande le remboursement de ses 10 euros.

Notre jeune breton est donc envoyé chercher et la sécurité intervient.

Entretien à huis clos très violent, cris, méthodes d'intimidation vis à vis du crime qui va se retrouver sur le casier judiciaire du jeune homme, ce qui l'empêchera par la suite de retrouver un emploi, coups de poing sur la table, enfin bref la totale.

Le jeune homme demande donc ce qu'il doit faire pour empêcher cela.

Il suffit d'avouer. Le jeune homme s'y résigne espérant que l'histoire s'arrêtera là.

Pas du tout... Puisqu'il a avoué un premier crime, il y a eu par le passé d'autres erreurs de caisse pour un préjudice total de 150 euros. La victime est faible, fragilisé par toute la mise en scène qui le dépasse, il souhaite que ce cauchemard s'arrête, il avoue donc les nouveaux délits qu'on lui colle sur le dos (sans qu'il y ait la moindre vérification s'il était présent le jour où  les faits reprochés ont eu lieu, et si ces faits ont vraiment eu lieu).

Mais peu importe, le jeune homme de plus en plus apeuré par l'ampleur que cela prend est prêt à tout avouer, à tout signer pourvu qu'on le laisse partir.

Mais on n'est pas prêt de le laisser partir, on fait alors intervenir la police, on va déposer plainte contre ce voleur que Claude Guéan n'hésiterait pas à qualifier de mutirécidiviste!

Le malheureux ayant avoué une première fois devant les agents de sécurité se retrouve dans l'obligation d'avouer une deuxième fois devant la police, car comment expliquer qu'il a avoué la première fois parce qu'il avait peur?

Ces faits se sont déroulés le 16 avril 2012. Dans la foulée (le jour même) on lui notifie une convocation à entretien préalable pour licenciement pour le 27 avril 2012 avec mise à pied conservatoire, ce qui implique une suspension du salaire.

Le 27 avril 2012, le salarié qui devait être assisté par un représentant du personnel à son entretien préalable à licenciement, apprend que le représentant du personnel ne pourra pas être présent. Il demande donc à un salarié de venir l'assister.

La manager chargée de l'entretien (ce n'est même pas son responsable hiérarchique qui fait l'entretien) refuse la présence du salarié qui était venu l'accompagner, au mépris de toutes les règles, mais peu importe, au regard de l'employeur ce n'est qu'un détail futile...

L'entretien dure un peu plus d'une heure, temps pendant lequel le salarié qui était venu pour assister notre jeune breton, attendra derrière la porte.

Cela ne s'arrête pas là...

Notre jeune breton se retrouve convoqué au tribunal de grande instance de Meaux le 2 mai 2012 pour une composition pénale, suite au dépôt de plainte, je suppose.

Le temps ayant fait disparaître sa frayeur initiale il tente d'expliquer toute l'histoire, mais pour la justice, les aveux suffisent, inutile de reécouter cette histoire, on lui explique en quelques mots que s'il n'accepte pas la proposition de composition pénale, il lui faudra prendre un avocat et s'engager dans une procédure bien plus complexe.

Sans argent, ignorant du droit, le salarié obtempère, vaincu.

Il se retrouve condamné à devoir payer 300 euros en espèces (je précise que depuis le 16 avril il a rendu les 10 euros, cause de tous ses malheurs).

Mais l'histoire ne s'arrête pas là...

Le 14 mai 2012, il reçoit sa lettre de licenciement et comme il loge dans un appartement lié à son contrat de travail, il est prié de dégager illico presto, le voilà donc SDF.

Mais l'histoire ne s'arrête toujours pas là... le meilleur est à venir!

Je vous raconterai la suite demain soir et je me ferai un immense plaisir de publier l'ensemble des documents qui entourent cette histoire somme toute assez classique de la vie paisible à Disneyland Paris, afin que les incrédules ne puissent plus douter.

Disneyland Paris, c'est un véritable petit paradis que je vous dis, surtout pour les salariés...

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

PS : je ne peux m'empêcher de rappeler pour ceux qui ont la mémoire courte que pour les malversations actuellement recensées du Comité d'Entreprise, c'est à dire pour un montant de 550 000 euros, + 230 000 euros à justifier, il n'y a pas eu à ce jour une seule sanction de prise... Quelle est la mauvaise langue qui ose dire 2 poids, 2 mesures?

Non mais on rêve là!

C'est pourtant simple à comprendre!

Pour 10 euros tu es un délinquant, un voleur de la pire espèce, un escroc de bas étage... Pour 800 000 euros tu es presque un business man!

Par Cyril LAZARO - Publié dans : Syndicat Disney, Disneyland
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Nombre de visiteurs

Nombre de pages vues

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés