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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 21:58

L'Assemblée nationale a adopté le Mécanisme européen de stabilité

Copyright Reuters

 

La chambre basse du parlement français a approuvé l'instauration au 1er juillet 2012 du MES, successeur du FESF. L'abstention du parti socialiste a soulevé de nombreuses critiques.

L’assemblée nationale a finalement voté la participation de la France au Mécanisme de stabilité européen (MES) qui, à partir du 1er juillet prochain, prendra la succession de façon permanente du Fonds européen de stabilité financière (FESF), l’institution qui a aidé l’Irlande et le Portugal et qui aidera la Grèce. 256 députés ont voté pour, 44 contre et 151 se sont abstenus.

Critiques à droite, critiques à gauche
Les débats ont principalement porté sur le comportement du parti socialiste, qui a décidé de s’abstenir. Le Premier ministre François Fillon avait demandé avant le vote aux députés socialistes de « se ressaisir » et de choisir « l’intérêt général européen ». Un peu plus tôt, devant les députés UMP, le locataire de Matignon avait évoqué une « faute historique ». A gauche du PS, les groupes communistes et écologistes, qui ont voté contre le texte n’ont pas non plus ménagé leurs critiques à l’encontre du comportement du PS. Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle, avait « adjuré ses camarades socialistes » à s’opposer au MES. Il a accusé les socialistes de « diviser toute la gauche ». « La gauche ne pourra pas rompre avec l’austérité et mener une politique de relance de l’activité si ces deux traités européens sont appliqués », a-t-il défendu dans une lettre envoyée aux parlementaires de gauche. Les écologistes ont, eux, par la voix de François de Rugy, leur député de Loire-Atlantique, estimé que « ce mécanisme est une espèce de FMI européen qui va aboutir à des politiques d’austérité généralisées ».

"Abstention dynamique"
Quant au PS, il a tenté de justifier sa position. Jean-Marc Ayrault a indiqué que « l’abstention du PS est dynamique, offensive. Le vote négatif aurait donné l’impression de ne rien décider ». Il a cependant voulu affirmer que « si ce traité n’est que de l’austérité, alors l’Europe ne pourra pas s’en sortir ». Le traité sur les institutions européennes, qui prévoit notamment d’instaurer une règle d’or budgétaire au sein de la zone euro, devrait être adopté par le conseil européen des 1er et 2 mars prochains.

Source latribune.fr

Par Cyril LAZARO - Publié dans : Réflexions
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 21:41

Déclaration du Front syndical de classe

 

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Toujours le mirage de l’Europe sociale

 

Le texte intersyndical d'appel à la journée du 29 février indique : "Pour une Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale, les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires, UNSA s’engagent dans cette mobilisation en y impliquant largement tous les salariés, partout dans les entreprises et les administrations. Elles appellent à faire du 29 février une puissante journée d’actions passant notamment par des rassemblements et des manifestations interprofessionnelles. "

 

La CFDT quant à elle, « refusant une mobilisation à caractère politique sur les enjeux nationaux, n’appelle pas, au niveau national, à des arrêts de travail (...) préférant mener des initiatives dans les régions en s’adressant massivement aux salariés sur les problématiques européennes ».

 

Pas d'appel donc à la grève de l'intersyndicale et un positionnement des uns et des autres finalement peu mobilisateur. Et toujours la révérence affirmée envers la Confédération Européenne des Syndicats et « l'Europe sociale ». Faut-il rappeler que l'UE depuis son origine est construite par et pour les grands groupes capitalistes ? Que la CES a soutenu le projet de constitution européenne en 2005, puis le traité de Lisbonne et qu'elle est pour le moins ambiguë sur le gravissime projet de Mécanisme Européen de Stabilité (MES), appelant seulement comme d'habitude à y joindre un « volet social » ? Et que l’accompagnement syndical des régressions au nom de la négociation du moindre mal débouche toujours sur le pire pour les peuples comme la situation en Grèce et bientôt dans toute l'Europe le démontre une fois de plus ?

 

Mais la violence des politiques anti-sociales est telle que malgré tout, de nombreuses structures de base de nombreux militants de la CGT, contournant le mièvre appel intersyndical national, ont fait état de leur volonté de s’adresser directement aux salariés et aux adhérents de base des autres organisations à partir d’appels fermes à la grève et que cela a trouvé un reflet dans les structures de direction de la CGT (CCN et Union régionale d’Ile de France par exemple). Il s’agit là d’une toute autre démarche que celle du "syndicalisme rassemblé" au sommet facteur de paralysie et d’inaction, d’alignement sur les dirigeants CFDT et de la CES. La CGT animée par ses militants et structures de base renoue ainsi avec son indépendance d’expression et sa capacité de mobilisation et d’entraînement !

Il reste d’ailleurs à tirer les enseignements de l’échec de la stratégie actée depuis plus de 10 ans et à changer durablement d’orientation !

 

Le peuple grec et nous

 

Tandis que la CES remarque sans rire que « les conditions économiquement insupportables et socialement insoutenables imposées à la Grèce soulèvent également de graves questions quant au respect des principes et valeurs fondamentaux de l’UE », le peuple grec expérimente dans sa chair le contenu de « l'Europe sociale » !

Tandis que la misère et la catastrophe sociale s’installent après x plans d’austérité, ce n’est toujours pas assez, l’Union européenne, le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, les ministres des finances de l’Union monétaire, mettent le pays sous tutelle directe des grandes banques et exigent encore plus de sacrifices, moins de salaires (jusqu’à 50% de baisse !!!), moins d’hôpitaux, moins de retraites… !

Tandis que des enfants perdent connaissance en classe par inanition !

Et qu’un immense cinéaste meurt dans la rue parce que des ambulances sont successivement tombées en panne !

 

Courir après l’Europe sociale, c’est au pire camoufler, au mieux ne pas comprendre que les classes dirigeantes ont décidé de faire payer aux peuples la crise de leur système, des banques et des marchés financiers ! Elles ont décidé non seulement de revenir sur tous les acquis arrachés de longue lutte par les travailleurs mais d'achever l’œuvre des « pères de l'Europe » : construire un espace anti-démocratique au service du capital à l'abri des peuples et de leur souveraineté.

La Grèce est le terrain d’expérimentation de ce qu'ils peuvent faire subir à un peuple dont on détruit les conditions de vie et le pays.

 

En Grèce comme en France, toutes les jérémiades sur "l’Europe sociale" n’y feront rien : seule la lutte déterminée, coordonnée, rassemblée, unie du peuple dans toutes ses composantes peut mettre fin à cette spirale infernale et ouvrir la voie à une véritable politique sociale et à l’espoir d’une véritable politique alternative !

C’est de cette vérité là qu’il faut partir ! Ce à quoi il faut donc s’atteler, c’est à créer les conditions de ce "TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS ! ". En en finissant avec les mensonges sur le "dialogue social", la "concertation", la comédie des "partenaires sociaux" et les impasses de l’unité syndicale de sommet privilégiant l’alliance avec les dirigeants de la CFDT qui n’a conduit qu’à des échecs.

 

Et c’est donc encore une fois, l’orientation réformiste prise dans le milieu des années 90 par la direction confédérale de la CGT qui est en cause. La crise du système et son aggravation rendant ces choix totalement obsolètes et tournant le dos aux exigences du moment comme à l’intérêt des travailleurs. Et oui, c’est bien d'orientation qu’il faut changer pour renouer avec la lutte de classe, base de l'unité et des victoires des travailleurs ! Comme l'expliquait Henri Krasucki, ancien secrétaire général de la CGT : « renoncer à mener la lutte de classe équivaudrait pour la classe ouvrière à se livrer pieds et mains liés à l’exploitation et à l’écrasement ! ».

 

Alors participons donc aux mobilisations, aux rassemblements, aux prises de parole, aux grèves de ce 29 février pour que se construisent effectivement les conditions du TOUS ENSEMBLE contre l'euro-dictature du capital financier, contre les banksters et les affameurs !

 

Dès qu'ils le peuvent, les banksters étranglent les peuples.

Aucune avancée sociale n’a été généreusement octroyée à la classe ouvrière et au peuple, c'est par le rapport de force qu'elles ont été arrachées ! En 36, en 45 ou en 68, ce sont les luttes, les grèves et les occupations d’usine qui ont permis de gagner congés payés, retraites, conventions collectives, nationalisations...

 

Le Front Syndical de Classe, 21 février 2012

Par Cyril LAZARO - Publié dans : front syndical de classe
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 21:34

Oui, soyons le cauchemar du gouvernement présent et à venir !

 

Le Sarkozy « nouveau », en costume de candidat, se dit contre le système, proche du peuple, et prétend venir au secours des licenciés. En attendant, les ouvrières oubliées de Lejaby venues lui demander de tenir ses promesses, se sont vues interdire l’accès à son premier meeting de campagne, la semaine dernière à Annecy. Tout un symbole !

Contre le système ? C’est le même Sarkozy qui avait l’intention de recycler son ancien ministre, Jean-Louis Borloo, à la tête de Veolia Environnement. Tant il est vrai que leur système, à droite comme à gauche d’ailleurs, consiste à passer des couloirs feutrés des ministères à ceux des conseils d’administration des trusts et des banques, et inversement !

Il y a une semaine, le président promettait un référendum pour s’en prendre aux chômeurs, leur imposer n’importe quel emploi. Prendre et s’en prendre aux pauvres pour assister les riches, c’est la devise tacite de celui qui a versé des milliards d’argent public aux banques et aux patrons, alors que des centaines de milliers de travailleurs ont perdu leur emploi. On comprend que les travailleurs d’ArcelorMittal de Florange, dont le site va fermer malgré les promesses présidentielles, veuillent être le « cauchemar du gouvernement ».

Alors, beaucoup de travailleurs veulent le départ de Sarkozy. Et ils ont bien raison ! Mais faudrait-il pour autant miser notre avenir sur une victoire de François Hollande ?

La finance et le CAC 40 « n’ont rien à craindre », pas plus de Hollande que de Sarkozy

François Hollande s’était présenté comme un adversaire de la finance... Mais au journal anglais The Guardian, il expliquait la semaine dernière : « La gauche a gouverné pendant quinze ans, pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir. » Pas de crainte pour les financiers ! Et il dit vrai... La gauche au gouvernement a fait le bonheur du grand capital.

Menteur, Hollande, comme le dit Sarkozy ? Même pas, si on regarde son programme. Il se garde bien de promettre quoi que ce soit aux classes populaires. Il veut embaucher plus dans l’enseignement... mais en continuant à réduire les effectifs d’autres services publics ! Et sur les salaires, son programme ne contient... rien du tout !

Bien sûr, c’est encore moins du côté de Marine Le Pen, dont Guéant et Sarkozy reprennent sans honte la démagogie abjecte, que les travailleurs ont quelque chose à espérer. Elle ne sait que diviser les travailleurs en distillant le poison du racisme et de la xénophobie. Les ouvriers, elle ne les aime qu’obéissants et résignés, et ne se gène pas de les dénoncer quand ils font grève !

Le chemin de la lutte d’ensemble, bien plus sûr que le bulletin de vote

Les travailleurs qui luttent en ce moment ont bien raison de ne faire confiance qu’en la force de leur mobilisation. Les travailleurs de PSA-Citroën ont manifesté avec succès samedi dernier à Aulnay-sous-Bois, car leur usine est menacée de fermeture. Ils n’attendent pas le résultat des élections. Ils font connaître dès maintenant leur détermination face à un patron prêt à faire fermer des sites pour améliorer ses profits.

Dans cette campagne présidentielle, les deux candidats des partis de l’extrême-gauche, le NPA et LO, sont bien les seuls à affirmer clairement que les salariés ne doivent compter que sur leurs propres forces, sur leurs combats, et pas sur l’alternance électorale. Les seuls à avancer des mesures d’urgence pour le monde du travail et un programme de lutte d’ensemble. Le résultat de cette élection ne déterminera pas l’avenir. Mais comme celle de Nathalie ARTHAUD, la candidature de Philippe POUTOU, du Nouveau parti anticapitaliste, ouvrier de l’automobile, aura le mérite de faire entendre clairement la voix du monde du travail, de ses revendications et de ses luttes. Un moyen d’avertir le prochain gouvernement, quel qu’il soit, que la classe ouvrière ne se laissera pas faire.

Source http://www.convergencesrevolutionnaires.org/

Par Cyril LAZARO - Publié dans : politique générale
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 18:16

Le Mécanisme Européen de Stabilité ou l’ultime forteresse ultra-libérale

La crise de l’euro, et a fortiori l’avenir de l’Union européenne ne cessent de connaître divers rebondissements. Alors que les dirigeants européens discutent actuellement d’une nouvelle aide financière à la Grèce (en contrepartie d’un énième et contre-productif plan de rigueur), un traité crucial se présente, ce mardi, en catimini devant les députés. Dénommée le « Mécanisme européen de Stabilité » (MES), il précède l’adoption d’un prochain traité qui instaurera la fameuse « règle d’or », obligeant les Etats de la zone euro à respecter la limite de 0.5% de déficit public (la limite actuelle de 3% du déficit est largement dépassée).

Le MES, donc, pourrait constituer une nouveauté en son genre. Cette « organisation financière internationale » basée au Luxembourg, telle que le précisent les textes de l’Assemblée nationale, serait une autorité nouvelle qui se substituerait aux deux institutions créées précédemment (FESF, MESF). Dotée dans un premier temps d’un capital de 700 Milliards d’Euros, le Conseil est chargé de « favoriser la stabilité de la zone euro », en somme, de financer la dette d’un Etat membre à la condition de la mise en place d’un plan d’austérité. La France et l’Allemagne disposent d’un droit de veto entérinant leur condominium sur la zone euro.

« Immunité et privilèges » du MES

En qualité d’autorité indépendante, le MES pourrait également collaborer avec la Troïka (BCE/Commission/FMI) afin de procéder à des enquêtes et de constater d’éventuels manquements dans les comptes d’un pays, et cela ne constitue pas la moindre des prérogatives de cette organisation. Ainsi, l’article 9 du projet de loi précise que « les membres du MES promettent d’honorer toute demande de capital irrévocablement et sans condition sous 7 jours (Article 10).

7 jours, c’est le temps qu’il faut pour s’assurer que les virements sont efficaces. « Irrévocablement et sans condition » signifient qu’en réalité les sommes sont illimitées et disponibles quand le Conseil le souhaitera. Ainsi, théoriquement, les caisses de l’Union européenne pourraient se retrouver sous une seule main non élue. Très peu de recours sont disponibles contre d’éventuelles dérives du MES : On apprend dans les articles consacrés aux « dispositions juridiques, immunités et privilèges », que les « biens, avoirs et fonds » du MES « jouissent de l’immunité de toute forme de procédure judiciaire, où qu’ils se trouvent ». (Article 27). De plus, les archives et documents ainsi que les locaux du MES seront considérés comme « inviolables » (Article 27.4). Les employés du MES sont également concernés, ils seront « soumis au secret professionnel, (…) y compris, après leur période d’activité ». (Article 29).

Egalement au menu, « les avoirs, biens, revenus et opérations du MES sont exonérés de tout impôt direct » (Article 31.1) et les « impôts indirects ainsi que les taxes doivent être restituées au MES par les Etats membres, y compris les taxes sur les biens », comme la TVA. (Article 31.2).

Considérée comme un mécanisme « infaillible » de solidarité européenne, censée favoriser la stabilité de la zone Euro, cette organisation consacrera au contraire l’Europe ultra-libérale, celle d’une oligarchie consciente de ses intérêts, qui se félicite sûrement d’un tel coup d’éclat. Le constat est accablant : une organisation disposant d’un pouvoir sans entraves, dont les actifs, locaux et employés sont intouchables et qui a le droit de faire payer n’importe quel Etat, sous 7 jours en échange d’un plan d’austérité , quand ils le souhaitent, sans aucun recours futur. Un Conseil qui pourra accuser sans devoir rendre le moindre compte à quiconque. Un véritable hold-up, au su et à la vue de tous, qu’Hollywood pourrait envier à Sarkozy et Merkel en tête.

Source pcf.fr

Par Cyril LAZARO - Publié dans : Réflexions
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 18:05

Le Mécanisme européen de stabilité préfigure un «monstre» européen

Mélenchon -

« Nous sommes dans un état d’esprit conquérant ». « Aujourd’hui, c’est une bataille qui commence ». Le Front de gauche déterre la hache de guerre par la voix de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Le communiste a tenu une conférence de presse avec, entre autres, Jean Luc Mélenchon le candidat du parti et Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du groupe PC au Sénat. L’objet de cette fronde : un fond d'aide aux Etats en difficulté. Le Mécanisme européen de stabilité (MES) au sujet duquel débattront cet après midi les députés. Suivi du vote sur l’amendement de l’article 136 du traité sur le fonctionnement de l’UE qui établit par voie de conséquence un mécanisme de stabilité.

EELV votera contre le MES et ne prendra pas part au vote afin de montrer « qu’entre l’austérité libérale et le repli national, il est à construire une Europe démocratique, écologique et sociale ». Le PS s’abstiendra quant à lui sur les deux votes. Et c’est là que s’enflamme la torche Mélenchon. « Comment un parlementaire de gauche peut il s’abstenir ? », appelant de toute sa verve « Montebourg, Fabius, Peillon » et tous ceux qui ont voté contre le traité européen de 2005 à s’exprimer à nouveau au lieu de « se cacher » dans « les toilettes » au moment du vote. Pour le candidat du Front de gauche, ne pas voter contre c’est « préparer une capitulation » et empêchera quelque soit le candidat de gauche, s’il sort vainqueur de l’élection présidentielle de « négocier avec Merkel ».

Un « incroyable déni de démocratie »

Il y a plusieurs raisons à toutes ces protestations. Tout d’abord la tentative de passage en force « pas vu pas pris » qu’aurait tenté l’UMP « abritée derrière la complexité » d’un texte technique qui n’a même pas été traduit en français lorsqu’il a été transmis aux élus. Un « incroyable déni de démocratie » selon Jean Luc Mélenchon car « c’est la première fois » qu’un tel texte n’est pas soumis à la « consultation préalable du Conseil constitutionnel ». Piquant au vol le candidat UMP Nicolas Sarkozy qui condamne « l’entre soi » et dit vouloir « redonner le pouvoir au peuple » via le référendum.

En outre, voter « non » au MES et à l’amendement du traité européen représente pour le Front de Gauche un « acte de solidarité avec le peuple grec » et montrera « qu’il est possible de s’opposer à cette mécanique infernale » qui enrichira « les banques sous contrôle des émissaires » européens. Enfin, selon le Front de gauche, entériner ces textes engagera la France de « manière préalable et inconditionnelle » à mettre « sur la table 16 milliards d’euros avec la possibilité d’aller jusqu’à 142 milliards ». Tout cet argent placé hors du contrôle des parlements en fera le « seul fond public échappant au contrôle des citoyens ».

Nicole Borvo Cohen-Seat sera « très attentive » au vote de l’Assemblée sur ces textes qui « privent la France de sa souveraineté » et qui préfigurent selon Jean-Luc Mélenchon un « monstre » et non « l’Europe sociale » dont le Front de gauche rêve. 

Source publicsenat.fr

Par Cyril LAZARO - Publié dans : politique générale
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