Jeudi 14 mai 2009
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20:17
Après HP, voici Hertz, les entreprises innovent face à la crise. Le système semble faire recette et risque de s'étendre.
Il existe cependant un autre système plus motivant qui consiste à proposer des primes aux idées innovantes qui permettraient à l'entreprise d'économiser ou de gagner de l'argent. Mais pour arriver
à cela, il faudrait considérer les salariés comme des personnes intelligentes et non pas comme de simples ressources humaines, ce qui est hélas la norme des grandes entreprises aujourd'hui.
Cyril LAZARO
Par Cyril LAZARO
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Jeudi 14 mai 2009
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13:22
Pour avoir siégé pendant six ans au conseil de prud'hommes de Melun, je ne suis pas surpris de ce qui se passe. Les conseillers qui donnent beaucoup de leur temps
personnel pour rendre une justice de qualité sont aujourd'hui les victimes d'un système lié au rendement.
Nul doute que les premières victimes de cette mini révolte seront les justiciables dont le nombre de dossiers ne va cesser d'augmenter avec la crise. Encore un petit effort et la spécificité
française du conseil des prud'hommes disparaitra au profit d'une justice professionnelle qui privera un grand nombre de salariés de pouvoir faire valoir leurs droits, faute de moyens financiers, et
faute de pouvoir attendre des procédures qui prennent de plus en plus de temps, d'autant que les employeurs n'hésiteront pas à faire appel des jugements et à aller jusqu'à la Cour de Cassation,
histoire de bien enfoncer les salariés.
Nous arrivons à un paradoxe (un de plus), où les salariés auront la possibilité dans l'absolu de faire valoir leurs droits, mais ils n'auront pas cette possibilité dans la réalité quotidienne, tout
comme les séniors qui se plaindront de la maigreur de leurs retraites peuvent dans l'absolu travailler jusqu'à 70 ans bien qu'aucune entreprise dans la réalité n'en veuille dans leurs rangs.
Signe des temps ou chronique d'une mort annoncée, cela ne m'empêche pas de donner raison aux conseillers qui se rebiffent, et d'appeler les syndicats à venir à leur secours, car ce sont eux qui les
ont fait élire.
Cyril LAZARO
Par Cyril LAZARO
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Mercredi 13 mai 2009
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16:52
Comme j'aime bien aller au bout des choses, je ne peux m'empêcher de revenir sur le dossier du salarié viré par TF1, à la demande??? du ministère de la culture.
Voici une video où un député de l'UMP a le courage de reconnaître qu'à la place de la ministre impliquée dans ce dossier, il démissionnerait. C'est assez rare pour le souligner.
La presse a fait son travail, les députés de l'opposition ont demandé la démission de la ministre et je crains que si les choses restent en l'état, nous assistions à un nouveau coup porté à
l'égalité entre les citoyens.
Comment un gouvernement peut demander des sanctions contre des salariés qui ont manifesté avec un peu de débordements parce qu'ils perdaient leurs emplois dans la plus profonde indifférence des
pouvoirs publics, et ce même gouvernement pourrait-il cautionner la collusion étalée au grand jour entre un média et le ministère de la culture, collusion qui a abouti au licenciement d'un salarié
qui a seulement voulu faire entendre son point de vue auprès de sa députée, point de vue de professionnel apparemment (le salarié est webmaster), sur la loi (Hadopi) qui devait être débattue puis
votée.
Cyril LAZARO
Par Cyril LAZARO
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Mercredi 13 mai 2009
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12:06
Le rapport Cotis sur "le partage de la valeur ajoutée, le partage des profits et les écarts de rémunération en France", doit servir de socle pour les négociations à
venir entre syndicats et patonat.
Que dit-il? Je vous propose ci dessous un résumé très synthétique pour ce qui intéresse les salariés.
Que changera-t-il? A priori pas grand chose.
Que nous apprend- il? Rien que nous ne sachions déjà pour le vivre tous les jours.
L'avantage, c'est qu'avant nous étions accusé de voir toujours le mauvais côté des choses, alors qu'aujourd'hui cela est acté par écrit dans ce rapport et démontre bien que nous avions raison.
C'est la seule note de satisfaction, pouvoir se dire que nous disions la vérité en dénonçant le fait que les salariés sont sans aucun doute ceux qui ont le moins profité de la croissance quand elle
était là et qu'ils seront ceux qui vont le plus payer pour la crise dont ils sont les victimes et en aucun cas les responsables.
Passons donc au résumé du rapport
"La croissance des salaires nets depuis 20 ans est extrêmement faible" en raison de la faible croissance économique, de l'impact accru des
cotisations sociales et de la montée des emplois précaires.
Les écarts de salaires se sont creusés, avec notamment une forte accélération dans la dernière décennie pour les 1% ou les 1 pour mille les mieux payés. "Cela a contribué au sentiment de
déclassement relatif du salarié médian, progressivement rejoint par le bas de l'échelle et fortement distancé par l'extrémité haute de cette même échelle", estime le document.
Et l'intéressement et la participation occupent "une place réduite mais croissante" depuis le début des années 1990.
Autre enseignement: le montant des dividendes versés aux actionnaires a quasiment quintuplé depuis 1993, tandis que l'autofinancement des investissements par les entreprises a baissé.
Les profits vont pour un peu plus d'un tiers aux revenus du capital (36%), pour une grosse moitié à l'investissement (57%) et le reste à la participation et l'intéressement
(7%), selon le rapport, qui pointe de fortes différences entre grandes entreprises et PME.
Il appartient donc maintenant aux syndicats de faire entendre la voix des revendications des salariés, aussi bien sur le plan national que dans les entreprises.
Cyril LAZARO
Par Cyril LAZARO
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Mercredi 13 mai 2009
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10:16
Voici sans doute le scénario "le plus probable" pour la grippe A H1N1. Certes les chiffres peuvent paraître lourds, mais il semble que ce soit un moindre mal. Il
nous appartient donc de prendre et de faire prendre les mesures d'hygiène élémentaire qui pourraient encore faire chuter ce chiffre.
Il est déjà rassurant de se dire qu'il s'agit d'une grippe parmi d'autres et non pas d'un virus exterminateur tel que nous avons pu le redouter.
Néanmoins, les scénarios diffèrent encore entre les spécialistes, et l'OMS recommande toujours la prudence.
Cyril LAZARO
La grippe porcine pourrait faire 30.000 morts en France
Près de 35 % de la population française pourrait être touchée, après l'été, par la grippe porcine, alerte l'épidémiologiste Antoine Flahaut.
Il pourrait y avoir 30.000 décès en France, a affirmé Antoine Flahaut, directeur de l'École des hautes études en santé publique (EHESP), en évoquant le scénario qu'il estime le
plus probable de l'évolution de la pandémie de la grippe A (H1N1).
Selon ce scénario, le pic se fera sentir « après l'été » et pourrait toucher « 35 % de la population ». En comparaison, la grippe saisonnière fait selon lui en moyenne 6.000 morts
par an.
“ En 1968 on ne l'avait pas vu, là on la verra ”
La ministre de la santé Roselyne Bachelot a indiqué que M. Flahaut avait « décrit un des scénarios tout à fait possibles », mais que « l'ensemble de la communauté des
experts médicaux est encore en recherche sur ce qui va se passer ».
M. Flahaut ne croit pas à un scénario de type SRAS, avec des symptômes apparaissant chez toutes les victimes et des hospitalisations systématiques. Selon lui, en moyenne, la moitié des personnes
infectées par le H1N1 ne ressentent pas les symptômes de la maladie.
Il ne croit pas non plus au scénario de type grippe espagnole de 1918-1919 qui aurait fait selon l'OMS au moins 40 millions de décès dans le monde en raison d'un taux très élevé « de 1 à 3 % de
cas de mortalité par rapport aux cas infectés ».
En revanche, il rapproche plutôt la pandémie actuelle de la grippe de Kong-Kong de 1968. « En 1968, il y a eu 30.000 morts, on ne l'avait pas vu, là on le verra », a-t-il dit.
« Pour le moment en France, nous n'avons que des cas d'importation, mais je ne serais pas étonné que des gens qui n'ont pas eu les symptômes aient transmis la maladie », a-t-il ajouté.
« Il s'agit d'un virus qui se transmet comme les autres, il n'est pas exceptionnel, il fait sa besogne », a-t-il expliqué. En moyenne, a-t-il ajouté, une personne contagieuse transmet la
grippe à deux autres personnes.
« Si au niveau collectif c'est une grande menace, au niveau individuel ce n'est qu'une grippe », a-t-il expliqué. « 35 % de la population malade, cela peut gripper le système,
notamment le système de santé », a-t-il poursuivi. « La pandémie, nos pays s'en sortiront sans grands dégâts, ceux qui vont en souffrir sont ceux qui souffrent déjà, par exemple ceux qui
ont des emplois précaires », a-t-il encore dit.
Source lanouvellerepublique.fr
Par Cyril LAZARO
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