Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 12:06
Le rapport Cotis sur "le partage de la valeur ajoutée, le partage des profits et les écarts de rémunération en France", doit servir de socle pour les négociations à venir entre syndicats et patonat.
Que dit-il? Je vous propose ci dessous un résumé très synthétique pour ce qui intéresse les salariés.
Que changera-t-il? A priori pas grand chose.
Que nous apprend- il? Rien que nous ne sachions déjà pour le vivre tous les jours.
L'avantage, c'est qu'avant nous étions accusé de voir toujours le mauvais côté des choses, alors qu'aujourd'hui cela est acté par écrit dans ce rapport et démontre bien que nous avions raison.
C'est la seule note de satisfaction, pouvoir se dire que nous disions la vérité en dénonçant le fait que les salariés sont sans aucun doute ceux qui ont le moins profité de la croissance quand elle était là et qu'ils seront ceux qui vont le plus payer pour la crise dont ils sont les victimes et en aucun cas les responsables.

Passons donc au résumé du rapport

"La croissance des salaires nets depuis 20 ans est extrêmement faible" en raison de la faible croissance économique, de l'impact accru des cotisations sociales et de la montée des emplois précaires.
Les écarts de salaires se sont creusés, avec notamment une forte accélération dans la dernière décennie pour les 1% ou les 1 pour mille les mieux payés. "Cela a contribué au sentiment de déclassement relatif du salarié médian, progressivement rejoint par le bas de l'échelle et fortement distancé par l'extrémité haute de cette même échelle", estime le document.
Et l'intéressement et la participation occupent "une place réduite mais croissante" depuis le début des années 1990.
Autre enseignement: le montant des dividendes versés aux actionnaires a quasiment quintuplé depuis 1993, tandis que l'autofinancement des investissements par les entreprises a baissé.
Les profits vont pour un peu plus d'un tiers aux revenus du capital (36%), pour une grosse moitié à l'investissement (57%) et le reste à la participation et l'intéressement (7%), selon le rapport, qui pointe de fortes différences entre grandes entreprises et PME.

Il appartient donc maintenant aux syndicats de faire entendre la voix des revendications des salariés, aussi bien sur le plan national que dans les entreprises.

Cyril LAZARO
Par Cyril LAZARO - Publié dans : économie
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