Disneyland : "Aucun incident n'est acceptable"
En avril dernier, un rocher
factice du Train de la mine tombe sur la tête d’un passager, causant le premier blessé grave parmi les visiteurs du Parc Disneyland Paris en dix-neuf ans. En octobre, dans la même attraction, deux enfants sont légèrement blessés lors du déraillement de
deux wagons. Le même mois, un adolescent qui a enchaîné
plusieurs manèges à sensation finit paralysé à l’hôpital. Ces trois accidents font l’objet d’enquêtes judiciaires. Une véritable série noire pour Disney qui, à la veille de l’examen de
l’appel sur la demande du CHSCT (comité d’hygiène et de sécurité et des conditions de travail) de diligenter une expertise indépendante, a décidé de sortir de son silence. Aujourd’hui, Joe
Schott, numéro deux de Disneyland Paris, engage un audit extérieur des soixante attractions du parc.
Quelles mesures de précaution avez-vous prises après la chute du rocher factice?
JOE SCHOTT. Cette attraction a été arrêtée à Disneyland Paris et cet élément a été immobilisé dans les Trains de la mine de tous les parcs Disney dans le monde. Par précaution, tous les
éléments de décor mobiles ont été démontés. Nous avons évalué les risques de chaque élément puis les avons remis en service. Seul le rocher en cause reste neutralisé jusqu’à nouvel
ordre.
Et à la suite du déraillement de deux wagons en octobre?
C’est un tout autre type d’incident. Cette fois, c’est un système de treuillage qui a causé le problème. La maintenance avait détecté une anomalie en juillet. Elle
a été corrigée et surveillée à l’aide d’une caméra miniature. Pendant trois mois, la réparation a tenu. Et puis, sans prévenir, elle a cédé au passage d’un train. Grâce à l’intervention immédiate
de l’opérateur chargé de la sécurité, l’incident ne s’est pas transformé en accident. L’ensemble du système de treuillage, qui était unique à Disneyland
Paris, a été démonté.
Est-ce qu’un incident a été relevé dans une des attractions fréquentées par le jeune Argentin paralysé?
Ce jour-là, aucun incident n’a été signalé par les opérateurs ni sur Crush ni sur la Tour de la terreur. Quant aux effets de ces attractions, ils sont en deçà de la
réglementation européenne.
Quelles leçons tirez-vous de ces événements?
Nous lançons une vaste opération interne de prévention des risques intitulée la Sécurité commence par moi, afin que chaque salarié prenne conscience de sa
responsabilité. D’autre part, nous missionnerons dans les jours qui viennent une expertise externe des procédures et de l’organisation de la maintenance des attractions pour rechercher les zones
d’amélioration aux niveaux technique et humain. Aucun incident n’est acceptable.
Propos recueillis par Hugues Tailliez Source leparisien.fr
Derniers Commentaires