Le Parlement grec a voté cette nuit en faveur du programme économique d’austérité permettant de déclencher un sauvetage financier du pays et son maintien immédiat dans la zone euro demandé par les créanciers du pays.
Plus d’une dizaine de députés appartenant aux partis de la coalition gouvernementale, tant de droite que de gauche, ont cependant voté contre ce plan qui divise profondément la classe politique.
Car le moins que l’on puisse dire est que la pilule est amère pour le peuple grec.
Le vote a en effet été précédé par des scènes de guérilla urbaine dans les rues d’Athènes. Devant le Parlement, des affrontements sporadiques entre manifestants anti-austérité et forces de l’ordre se poursuivaient hier soir. Plus de dix bâtiments, vides, étaient en flamme dans le centre d’Athènes, incendiés pour la plupart par des jets de cocktails Molotov. Les véhicules de pompiers ne pouvaient pas s’approcher des lieux des sinistres en raison du nombre de gens dans les rues.
Mais pendant que la ville brûlait les débats au parlement sur le vote des mesures d’austérité se poursuivaient.
Plus de 100 000 personnes avaient manifesté auparavant à Athènes et Salonique contre les mesures prévues par ce deuxième mémorandum prévoyant des mesures d’austérité renouvelées en échange d’un deuxième prêt au pays de 130 milliards d’euros. « Le problème », explique Anastasia Papadaki, ingénieure civile de 27 ans, « est que les mesures ne sont pas la solution du problème, elles ne ramèneront pas la croissance. La communauté internationale nous fait du chantage ». Le pays à la glorieuse antiquité est comme arrêté, tombé, figé. Hier sa capitale brûlait comme un dernier appel désespéré.
Source leprogres.fr
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