En Loir-et-Cher, de nouvelles violences après Saint-Aignan
De nouveaux incidents sont survenus dans la vallée du Loir, après la mort samedi d'un jeune de la communauté du voyage, tué par les gendarmes après avoir forcé un contrôle, a-t-on appris lundi 19 juillet auprès de la préfecture de Loir-et-Cher. La veille au soir, trois voitures ont brûlé dans le village d'Onzain, une vitrine a été défoncée à la voiture-bélier à Meher, et une salle de la mairie de Couddes a été détruite par le feu à cause d'un engin incendiaire, a indiqué lundi le préfet de Loir-et-Cher.
"On n'a pas encore identifié les auteurs, on a des témoignages et les gendarmes enquêtent", a déclaré le préfet en indiquant que pour lui, les incidents n'étaient "pas complètement fortuits" mais bien liés aux tensions de ces derniers jours qui avaient conduit à de violents débordements à Saint-Aignan.
Les obsèques de Luigi Duquenet, 22 ans, tué dans la nuit de vendredi à samedi après une course-poursuite, sont prévues mardi matin à Saint-Gervais-la-Forêt. Selon les premiers éléments de l'enquête judiciaire ouverte à Blois, l'homme aurait eu peur d'un contrôle car il n'avait pas de permis de conduire. Mais il aurait également craint d'être arrêté pour un un vol qui venait d'être signalé dans la commune voisine.
Après sa mort, une cinquantaine de personnes armées de haches et de barres de fer, certaines cagoulées, s'en sont pris violemment à la gendarmerie de Saint-Aignan. Après avoir essayé de forcer le portail d'entrée, elles ont brûlé plusieurs voitures, tronçonné des tilleuls, et mis à terre des feux tricolores. Une boulangerie du village a également été dévalisée. Le calme était revenu après le déploiement de deux escadrons de gendarmerie, toujours présents sur le terrain lundi.
Source lemonde.fr
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Des gens du voyage ont ravagé, dimanche, la petite ville de Saint-Aignan, dans le Loir-et-Cher, terrorisant la population, haches et barres de
fer en main, sans que les forces de l’ordre n’interviennent sur le moment.
Une cinquantaine d’hommes, parfois cagoulés, ont d’abord pris d’assaut le peloton de gendarmerie d’autoroute de Saint-Romain-sur-Cher,
avant de s’attaquer à la brigade de gendarmerie de Saint-Aignan. Ils ont ensuite pris pour cible le centre-ville de Saint-Aignan, abattant des arbres à la
tronçonneuse, brûlant des voitures, saccageant les feux de signalisation et le mobilier urbain, et dévalisant une boulangerie.
Depuis dimanche soir, trois voitures ont brûlé dans le village d’Onzain, une vitrine a été défoncée à la voiture bélier à Meher et une
salle de la mairie de Couddes a été détruite par le feu à cause d’un engin incendiaire, a indiqué le préfet, Philippe Galli.
La cause de cette explosion de violence : un membre de la communauté avait trouvé la mort en forçant dans la nuit de vendredi un barrage de police. Il
aurait eu peur d’un contrôle car il n’avait pas de permis de conduire. Mais il aurait également craint d’être arrêté alors qu’un vol venait d’être
signalé dans la commune voisine.
"Le parquet de Blois a livré dimanche soir quelques
précisions sur l’enchaînement des faits qui ont abouti au drame. Lors d’un premier contrôle de gendarmerie, la voiture à bord de
laquelle se trouvait "Luigi" ne s’était pas arrêtée, emportant sur son capot un gendarme pendant près de 500 mètres. Celui-ci en était retombé à la faveur d’un virage,
légèrement blessé. Au deuxième barrage, la voiture, avec cette fois deux occupants à son bord, l’un étant monté entre le premier et le deuxième contrôle, a fait
mine de s’arrêter. Puis elle a de nouveau accéléré et foncé sur deux gendarmes. L’un des deux a alors tiré deux balles en direction du véhicule, qui a continué sa
course. Le corps sans vie de la victime a été retrouvé à Saint-Romain-sur-Cher, à une dizaine de kilomètres du lieu de la fusillade, où réside une importante communauté des gens
du voyage. Le deuxième occupant de la voiture est en fuite et recherché."
Source agoravox.fr
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Grenoble: nuit relativement calme malgré quelques tirs sur des policiers
Le calme semblait revenu lundi matin dans le quartier de la Villeneuve, à Grenoble, malgré trois tirs sur une voiture des policiers de la brigade anti-criminalité (BAC). Le préfet de l'Isère a réuni dans la matinée son équipe pour organiser, en liaison avec le maire de Grenoble et le procureur de la République, une rencontre entre l'ensemble des acteurs publics locaux concernés, à la demande du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux.
"Cette nuit, c'était assez calme sur la Villeuneuve puisqu'on n'a pas eu d'incendie de véhicule. En revanche, dès 22h35 (dimanche), on a repéré un individu qui portait une arme et qui nous a tiré dessus (...) et plus tard dans la nuit on a encore été victimes de deux tirs", a déclaré la directrice départementale de la sécurité publique Brigitte Jullien sur RTL. "Il vise tout particulièrement le véhicule de la brigade anti-criminalité".
"Cet individu se promène dans la cité et notre objectif c'est de l'interpeller. Dans la journée, cela se passe bien. La nuit, on peut dire qu'il n'y a plus d'affrontement, d'incendie de véhicule et j'espère que cela va perdurer", a-t-elle ajouté. "Mais l'ordre n'est pas encore rétabli parce que cet individu traîne toujours avec cette arme et peut-être qu'un deuxième traîne aussi".
En parallèle de l'enquête judiciaire, "on ne lâche pas le terrain pour autant", a souligné Mme Jullien. "On ne peut pas supporter que la police devienne une cible pour ces malfaiteurs. Je ne parle pas de jeunes, je parle d'individus qui ne respectent rien, qui sont armés et qui veulent vraiment en découdre avec nous".
Dimanche, quatre personnes soupçonnées d'avoir tiré à balles réelles sur des policiers avaient été interpellées. Les premières violences avaient éclaté dans la nuit de vendredi à samedi, avec des affrontements entre forces de l'ordre et casseurs après le décès jeudi soir lors d'une course-poursuite d'un des auteurs -originaire du quartier- de l'attaque contre le casino d'Uriage-les-Bains (Isère).
M. Hortefeux a annoncé dimanche soir avoir demandé au préfet de l'Isère d'organiser dès cette semaine, en liaison avec le maire de Grenoble et le procureur de la République, une réunion rassemblant l'ensemble des acteurs publics locaux concernés pour "faire un point d'ensemble sur la situation locale et arrêter les réponses spécifiques et concrètes à apporter pour une sécurité durable à Grenoble, et tout particulièrement dans le quartier de la Villeneuve".
Source fr.news.yahoo.com du 19 07 2010
Grenoble: une autre gendarmerie visée
Une gendarmerie iséroise a été la cible de cocktails Molotov dans la nuit d'hier à lundi. Pour les gendarmes, cette attaque est
"indirectement" liée aux violences
urbaines survenues depuis vendredi.
Peu après minuit, la brigade de gendarmerie de Saint-Egrève, dans la banlieue nord de Grenoble, a fait l'objet d'une "tentative de destruction par moyens
incendiaires" qui a provoqué un "petit départ de feu" rapidement maîtrisé, a précisé la gendarmerie de l'Isère.
Le début d'incendie, pour lequel les pompiers ne sont pas intervenus, n'a pas fait de dégât matériel. Aucun blessé n'est à déplorer.
"On pense qu'il existe un rapport indirect avec les évènements survenus dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble", les auteurs de l'attaque de la gendarmerie de Saint-Egrève ayant agi par
"mimétisme", a-t-on ajouté de même source.
Source lefigaro.fr
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