Syndicat Disney, Disneyland

Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 06:36

 

Cliquez sur écouter pour entendre le reportage

 

Malaise social à Eurodisney

 

Le parc Disneyland à Marne-la-Vallée, en banlieue parisienne.

Le parc Disneyland à Marne-la-Vallée, en banlieue parisienne.

 

Les 20 ans de Disneyland Paris, c'est dans moins de deux mois. Entre avril et septembre, le parc prévoit d'étendre ses horaires d'ouverture et de fermeture. La nouvelle inquiète les salariés de Disneyland qui dénoncent depuis longtemps des conditions de travail difficiles...

Reportage de Fabien Soyez. Source rfi.fr

Par Cyril LAZARO - Publié dans : Syndicat Disney, Disneyland
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 08:20

Alors que la Direction de Disneyland Paris entend tirer davantage sur la corde envers ses salariés, la CGT de l'entreprise lui demande de renvoyer l'ascenseur...

2 millions d'heures, rien que ça! Voilà le nouveau mot d'ordre de la Direction. La mauvaise gestion du personnel ferait perdre 2 millions d'heures de travail à l'entreprise... Avec un bilan calamiteux en termes d'inaptitudes, d'accidentologie, de maladies, la Direction veut malgré tout continuer à optimiser le temps de travail.

Ce qui est formidable, c'est que la Direction de l'entreprise vient avec ses chiffres, émis par elle même, pour elle même.

A croire que les salariés sont des tire-au-flanc. Cela fait 20 ans qu'un sous staffing est savamment organisé, que les salariés multiplient les rush grâce à un système de split, qu'ils n'ont pas plus de reconnaissance que d'évolution, qu'une fois l'an le PDG leur envoye un courrier disant "merci à vous, c'est grâce à vous que la magie continue", et voilà qu'aujourd'hui, il faut bien se rendre à l'évidence : les salariés sont des fainéants qui en veulent toujours plus!

La Direction accordera donc généreusement 1% d'augmentation salariale à toute cette sous population, pendant que des millions vont être dépensés pour fêter dignement les 20 ans de Disneyland Paris (entre gens du même monde).

C'est donc dans ce climat merveileux et magique que la CGT de l'entreprise, sans doute vexée par l'accueil réservé à leur dernier affichage (bonne année 2012), lance une campagne tout azimut de revendications sauvages (voir le tract ci dessous)

Je le dis très simplement, il n'est plus possible d'infliger une telle représentation syndicale aux salariés, ce n'est pas tolérable, et dire que les deux dirigeants de la CGT de l'entreprise sont membres élus de la Fédération CGT du Commerce...

Triste bilan.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

Délégué du personnel CGT (rien à voir avec la CGT de l'entreprise)

 

Je rajoute pour faire bon poids un article du 24 novembre 2011 publié par l'écho touristique pour mieux comprendre la situation réelle de Disneyland Paris

 

tract-CGT-Disneyland-du-17-fevrier.jpg

 

Les salariés de Disney surchargés de travail

Un rapport interne note "un consensus à 100% sur l’existence de périodes de surcharge de travail".

D’après un rapport confidentiel révélé par OWNI, les salariés de Disneyland Paris sont surchargés de travail. Cette synthèse réalisée suite aux suicides de trois salariés au printemps 2010, note "un consensus à 100% sur l’existence de périodes de surcharge de travail". Les salariés interrogés se plaignent d' "horaires de travail insupportables et fatigants".

"L’une des conséquences directes de cette surcharge est un ressenti important d’un déséquilibre vie privée/vie professionnelle" explique le rapport, qui note "une incompréhension au niveau de la politique salariale" ajoutant "c’est à l’unanimité que les collaborateurs affirment que la Direction n’accorde pas d’importance aux conséquences de ses décisions sur eux". Des conclusions qui pourraient s'appliquer à d'autres grandes entreprises...Certains points sont toutefois positifs : 64% des salariés sont fiers de travailler dans l’entreprise.

Malgré la signature d’un accord sur les risques psychologiques avec les syndicats, l’UNSA déplore "l’absence réelle de négociation" notamment sur le transport, le logement, la garde des enfants, les réorganisations et le stress. Owni rappelle que la CGT fait l’objet d’une instruction judiciaire dans une "obscure affaire de malversations".

Source lechotouristique.com du 24/11/2011

Par Cyril LAZARO - Publié dans : Syndicat Disney, Disneyland
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 22:56

Voilà qui devrait inspirer nos camarades syndicalistes au sein de l'entreprise. Je ne parle pas de la CGT de l'entreprise dont la survie est suspendue à certaines décisions sur lesquelles nous n'avons pas la main pour le moment, je parle des autres syndicats de Disneyland Paris qui devraient se préparer à fêter dignement les 20 ans de l'entreprise, et profiter de l'occasion pour revendiquer un petit quelque chose pour les salariés.

 

Quant à la CGT nouvelle, elle avance à petits pas et tisse sa toile hors de l'entreprise.

Comme dit le vieil adage : "quand le fruit est mûr, il tombe".

Je remercie tous les camarades des syndicats CGT externes qui nous apportent leur soutien, et les décisions de justice qui vont bien avec.

Je tiens à remercier aujourd'hui plus particulièrement la CGT HPE qui nous a communiqué deux jugements qui concernent notre entreprise et qui tenait à faire passer un message aux salariés de Disneyland Paris (voir le tract ci-dessous).

Voilà qui devrait interpeller tous les syndicats de Disneyland Paris, car il me semble anormal qu'avec 6 syndicats dans l'entreprise, il faille que ce soit la CGT HPE qui fasse évoluer le droit et la jurisprudence au sein de notre société (les jugements faisant 10 pages chacun, il m'a semblé inutile de les publier afin d'éviter une lecture qui pourrait s'avérer fastidieuse pour les lecteurs de ce blog...).

Quant à la Direction de l'entreprise, elle comprendra que le changement d'interlocuteurs à Disneyland Paris n'est plus qu'une question de temps, et que ce laps de temps se raccourcit de jours en jours.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

Délégué du personnel CGT (rien à voir avec la CGT de l'entreprise)

 

tract-eurodisney.jpg

Par Cyril LAZARO - Publié dans : Syndicat Disney, Disneyland
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 07:21

Disneyland Paris : toujours plus cher, toujours moins bien

"Rien que d’y penser, ça fait rêver" : un slogan qui, depuis près de 20 ans, tente de nous persuader que Disneyland Paris est LE lieu où le rêve devient réalité, l’endroit unique au monde où la magie est à portée de main. Mais Eve Gratien s'interroge : et si Mickey Mouse nous prenait pour des cons ?

Fan de Disneyland un jour, fan pour toujours ?

 

Je fais partie des fans inconditionnels de l’univers Disney. Ajoutons à cela une passion sans limite pour les parcs d’attraction et vous obtenez un parfait spécimen d’adepte des parcs Disneyland, le public idéal pour ces parcs à thème.

 

Festival New Generation à Disneyland Paris le 27 mars 2010 (David Fisher / Rex Feat/SIPA).

Festival New Generation à Disneyland Paris le 27 mars 2010 (David Fisher / Rex Feat/SIPA).


Je suis de ceux qui chaque année, se rendent à Disneyland Paris comme s’ils accomplissaient une sorte d’incontournable pèlerinage et qui débloquent volontiers l’argent durement économisé sur leur PEL pour s’offrir un week-end au pays de la magie, sans jamais s’en lasser.

 

Je faisais même partie des petits veinards qui foulaient pour la première fois le sol du parc lors de son inauguration, en avril 1992, et depuis ce jour-là, j’ai dû visiter le parc une bonne vingtaine de fois, peut-être même une trentaine. J’y ai fêté mes anniversaires, fait des fêtes de famille, organisé des retrouvailles entre amis, roucoulé avec mes amoureux, enterré ma vie de jeune fille, célébré l’anniversaire de mes enfants : bref, 20 ans de fidélité à Disneyland Paris et un amour pour ce parc que j’estimais sans faille.

 

Euro Disney : le rêve accessible pour tous

 

Au commencement, il y avait un parc que l’on promettait accessible à tous. Un parc qui ne portait alors pas encore le nom prestigieux de Disneyland Paris, mais que l’on avait simplement baptisé Euro Disney. Alors certes, n’allait pas à Euro Disney qui le souhaitait, et contrairement à ce que semblaient suggérer les spots publicitaires du parc, il ne suffisait pas d’y croire très fort pour voir son vœu exaucé. Dans la vraie vie, il suffisait plutôt d’y croire très fort et de voir ses parents ramer quelques mois, se serrer la ceinture sur les sorties et les courses, et parvenir peut-être, à l’arrivée des beaux jours, à dégainer de quoi emmener la petite famille passer une journée au pays magique.

 

Pour les classes moyennes, aller à Euro Disney et y passer une journée sans trop se ruiner, c’était possible : évidemment, on faisait l’impasse sur les séjours prolongés avec hébergement inclus mais dans l’ensemble, on pouvait s’offrir une fois dans l’année, une journée de rêve et de magie sans prendre le risque de se mettre son banquier à dos ou d’y laisser ses plumes. On ne s’offrait pas de déjeuner au restaurant, on évitait les dépenses trop coûteuses dans les boutiques mais d’une façon générale, le burger frites de midi était parfaitement accessible et contentait tout le monde, l’essentiel pour nous étant de croiser un maximum de héros de l’univers Disney en sillonnant le parc et de profiter des multiples attractions.

 

Adolescente, je partais à Euro Disney par le biais de voyages organisés en bus, avec 100 francs en poche (15 € et des brouettes), de quoi déjeuner, passer une bonne journée et même rentrer avec un porte-clés en forme de tête de Mickey. Près de vingt ans plus tard, il semble que le parc ait pris une sacrée claque et que la légendaire souris ait reconsidéré ses promesses au profit d’un parc plus rentable et de moins en moins accueillant. Service en baisse, prix exorbitants, peut-on toujours considérer Disneyland Paris comme un parc qui s’adresse à tous les "young at heart" ? [1]

 

Hausse des prix et écrémage de la clientèle

 

Depuis plusieurs années, le parc multiplie les offres exceptionnelles qui proposent des séjours à tarifs réduits et permet même aux Franciliens d’acquérir un pass offrant un accès illimité ainsi que divers avantages (remises sur les achats, la restauration…) pour un tarif très raisonnable. Mais derrière cette apparente volonté de rendre le parc accessible au plus grand nombre, voilà des avantages qui cachent une réalité toute autre et une fois l’entrée du parc franchie, la tendance s’inverse complètement.

 

Alors que le parc offrait autrefois de nombreuses options de restauration correspondant à tous les budgets, le fait est qu’aujourd’hui, se restaurer à Disneyland requiert un sacré budget. Que dire des fast food bon marchés, autrefois nombreux et bien répartis sur le parc ? Certains sont temporairement fermés, d’autres ont été convertis en restaurants avec formule à la carte. Les cabanes à hot dog disséminés dans tout le parc ? Fermées, selon la période.

 

Vous me direz que pour qui veut absolument éviter le recours aux restaurants – avec les tarifs que cela implique – il reste l’option sandwich tiré du sac. Erreur, Disneyland Paris ne possède pas, contrairement à la grande majorité des parcs d’attractions européens, d’aire de repos permettant à ses visiteurs de se restaurer à partir de leurs propres provisions, prévues pour l’occasion. Deux solutions s’offrent donc désormais aux visiteurs affamés : s’offrir un "menu" entre 20 et 25 € (prix moyen pour un adulte, les menus enfants étant d’environ 13 €) ou manger son jambon-beurre à la sauvette dans une file d’attente, ce qui est évidemment très pratique et confortable quand on est accompagné de jeunes enfants (et qu’il fait -10°C, tant qu’à faire).

 

Arbre de Noël à Disneyland Paris le 5 novembre 2011 (GHNASSIA ANTHONY/SIPA)

Arbre de Noël à Disneyland Paris le 5 novembre 2011

 

Si la hausse de ces tarifs allait de pair avec un service équivalent, nul doute que la clientèle s’en accommoderait, malgré tout. Sauf que Disneyland Resort prend de plus en plus ses clients pour des cons, n’hésitant pas, par exemple, à "convertir" un fast food en restaurant, pour y vendre finalement des menus à près de 25 €, lesquels consistent en un hamburger, accompagné de frites et de crudités, le tout servi sur de la vaisselle jetable, avec couverts en plastique, et devant être récupéré sur un plateau au comptoir après avoir patienté dans une file d’attente. Autrement dit : de l’art de vendre de la junk food au prix fort dans un fast food en faisant gober à tous ces connards que non non, ceci est un restaurant, hahaha !

 

Même constat dans les hôtels du parc, y compris dans les hôtels réputés les plus hauts de gamme. Certains hôtels prestigieux (comme l’hôtel New York) offrent un room service 24 heures sur 24. Compte tenu du cadre, de la réputation et du tarif desdits hôtels, les clients sont en droit de s’attendre à un service digne d’un room service, et à une cuisine digne de son établissement. Là encore, grossière erreur : des plats servis à peine tièdes avec une heure de retard, des "menus" qui se résument à deux tranches de pain de mie vaguement garnies en guise de sandwich, des saveurs dignes d’un plateau repas d’hôpital mais cela dit, un tarif qui lui, n’a rien à envier aux grands hôtels.

 

Si la restauration était devenu le seul point faible de Disneyland Resort, là encore, j’imagine que les plus irréductibles, les fans invétérés, finiraient par faire avec. Mais le constat est assez alarmant et c’est l’ensemble des services qui semblent répondre à la triste logique du "toujours plus cher, toujours moins bien".

 

Hôtels de prestige aux chambres mal chauffées, "grands" restaurants ayant un arrière-goût de Sodebo, cast members débordés et de moins en moins enclins à l’amabilité, nombre grandissant d’attractions hors service et d’activités inaccessibles… Disneyland Paris n’est définitivement plus l’endroit au sein duquel on peut estimer en avoir pour son argent. Désormais, tout se paye au prix fort mais en guise de réponse, c’est un service minimum qui est offert.

 

Walt Disney Studios à Disneyland Paris le 18 juillet 2010 (YAGHOBZADEH RAFAEL/SIPA).

Walt Disney Studios à Disneyland Paris le 18 juillet 2010

 

Le rêve accessible à tous (mais surtout aux plus riches, faut pas déconner)

 

Pendant des années, j’ai vraiment cru au potentiel de la "magie" de Disneyland. Comprenez qu’il me semblait alors que tout était alors mis en œuvre pour que le visiteur passe un bon séjour, vraiment. Les files d’attente interminables ont toujours existé (et font partie intégrante du paysage de Disneyland) mais les attentes étaient régulièrement ponctuées du passage d’icônes Disney qui paradaient devant les visiteurs impatients, comme pour leur signifier "okay mec, tu vas bien te farcir trois quarts d’heure de queue pour accéder à ce manège dont le tour dure moins de deux minutes, mais HEY regarde, le Roi Louie te fait une petite danse !".

 

Pour les plus jeunes, la "magie" était clairement présente aux quatre coins du parc et chaque journée passée à Disneyland Paris (ou devrais-je dire : Euro Disney) était l’occasion de rencontrer à tout bout de champ les personnages qui peuplent l’univers Disney. Désormais, croiser l’une de ces mascottes relève du véritable coup de bol. Certaines font le pied de grue à des endroits précis et sont accessibles après une longue attente strictement encadrée. Autant s’accrocher pour faire comprendre à un enfant de 4 ans que non, tu n’as pas le droit de te jeter dans les bras de Baloo, pas tant que tu n’auras pas patienté ici une petite demi-heure jusqu’à ce qu’on t’autorise à prendre la pose pendant huit secondes à ses côtés.

 

Quant aux autres personnages du parc (car oui, ils se planquent bien quelque part, ces fumiers), ils attendent au chaud d’accueillir les visiteurs au porte-monnaie le plus fourni, ceux qui peuvent s’offrir l’une des formules spéciales permettant de déjeuner ou goûter en présence des icônes Disney. En ce qui concerne les autres visiteurs, et ben ils peuvent bien bouffer leurs Pépito sous la pluie, on s’en cogne qu’ils ramènent ou non une photo souvenir de leur môme dans les bras de Winnie.

 

Le déclin du royaume enchanté n’est un secret pour personne. Après avoir bénéficié de plusieurs plans de sauvetage et avec de nouveaux investissements colossaux, le parc connaît un timide retour à la croissance depuis 2007. Si les sondages [2] reflètent un avis plutôt positif de la part des visiteurs de Disneyland Paris, les adeptes de la première heure, ceux qui ont vu le parc évoluer et qui ont connu l’accueil et le service irréprochable d’Euro Disney, savent à quel point il ne suffit pas de se parer d’un nouveau nom aussi prestigieux que "Disneyland" pour être à la hauteur de sa réputation.

 

Disneyland est en passe de devenir un lieu réservé à une clientèle privilégiée qui seule est en mesure de pouvoir s’offrir les services désormais si coûteux proposés par le parc. En attendant que Disneyland ne se décide à ouvrir une cellule psychologique destinée à combattre le syndrome de déprime post-magie, du type "J’ai niqué mes économies de smicard pour emmener mes gosses dans un parc pas si magique, pas voir Mickey et manger du Tricatel vendu au prix du Fauchon", je crois bien qu’il ne nous reste plus qu’à nous faire une raison : préparons des sandwiches et allons à Walibi sur nos grands chevaux blancs.

 

 

[1] extrait de la plaque dévoilée le 11 avril 1992, lors de la cérémonie d’ouverture du parc euro Disney, qui comporte cette citation de Michael D. Eisner, alors président de la Walt Disney Company : "To all who come to this happy place, welcome. Once upon a time... a master storyteller, Walt Disney, inspired by Europe's best loved tales, used his own special gifts to share them with the world. He envisioned a Magic Kingdom where these stories would come to life, and called it Disneyland. Now his dream returns to the land that inspired it. Euro Disneyland is dedicated to the young and the young at heart... with the hope that it will be a source of joy and inspiration for all the world."

 

[2] 78.3% de visiteurs satisfaits, plaçant le parc en 6ème position des parcs d’attraction préférés des Français (d’après une enquête de L’UFC Que choisir datant de début 2008).

Par Eve Gratien blogueuse Source leplus.nouvelobs.com

Par Cyril LAZARO - Publié dans : Syndicat Disney, Disneyland
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 17:52

C'est sans trop de surprise que la Cour d'appel de Paris a donné raison au CHSCT qui demandait une expertise indépendante suite à un accident sur une attraction. La seule surprise de ce dossier, c'est que le tribunal de Meaux n'ait pas été en ce sens en première instance.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

Euro Disney : une expertise autorisée

La cour d'appel de Paris a autorisé aujourd'hui l'expertise indépendante décidée en juin 2011 par le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) d'Euro Disney, à la suite de l'accident qui, le 25 avril, avait fait cinq blessés sur une attraction. Cette expertise devait se pencher sur la réorganisation de la maintenance à Euro Disney, ainsi que sur les conditions de travail des employés (stress, effectifs...).

En juillet, la direction du parc d'attractions avait contesté cette demande d'expertise devant le juge des référés des Meaux, au motif notamment qu'une enquête judiciaire était déjà en cours. Le juge de Meaux avait donné raison à Euro Disney et annulé la délibération du 1er juin 2011.

Mais le CHSCT avait fait appel. Aujourd'hui, la cour d'appel de Paris a infirmé l'ordonnance et "dit n'y avoir lieu à annulation de la délibération (...) décidant de la mise en oeuvre d'une expertise (...) immédiate à raison d'un risque grave" visant les salariés. Euro Disney devra en outre verser 3.000 euros de frais de justice au CHSCT.

Source lefigaro.fr


 

EuroDisney : la justice autorise une expertise indépendante

 Disneyland, Marne-La-vallée (Seine-et-Marne). Un rocher factice s’est décroché du Train de la mine, en avril dernier, faisant un blessé grave.

Disneyland, Marne-La-vallée (Seine-et-Marne). Un rocher factice s’est décroché du Train de la mine, en avril dernier, faisant un blessé grave.

Coup de théâtre chez EuroDisney. La Cour d’appel de Paris a finalement accédé à la demande du comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT) des services de maintenance de l’entreprise. Elle autorise l'expertise indépendante des installations du parc Disneyland Paris du Val d'Europe (Seine-et-Marne).
Début juin, à la suite d’un grave accident survenu en avril dernier dans le Train de la Mine, les délégués syndicaux avaient voté à la majorité le recours à une expertise indépendante, craignant pour la sécurité des visiteurs et des employés.

Saisi par la direction d’EuroDisney, le juge des référés de Meaux avait annulé le vote estimant «la demande prématurée» et que «l’émergence d’un risque grave n’a pas été démontrée».
Une décision annulée aujourd'hui par la Cour d'appel de Paris. Elus du personnel et syndicats se félicitent du jugement. «Nous sommes très contents de cette décision. Même si je regrette que nous ayons perdu plusieurs mois», commente Antonio Ferreira, secrétaire du CHSCT. La direction d’EuroDisney, de son côté, a déclaré dans l’après-midi qu’elle ne formera pas de pourvoi en cassation. Vendredi dernier, elle avait annoncé la mise en place, en interne, d’un audit sur la sécurité de ses attractions, «une enquête qui sera complémentaire de la demande des élus syndicaux», précise la direction.

Source leparisien.fr

Par Cyril LAZARO - Publié dans : Syndicat Disney, Disneyland
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