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"Si chaque personne qui passe par ce modeste blog, en parle à une personne de sa connaissance, je ne donne pas 100 jours avant que la revendication du
travail du dimanche payé double à Disneyland Paris
ne soit sur toutes les lèvres des salariés" Cyril LAZARO

Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 18:33

Une loi pour mettre de l’ordre dans les comités d’entreprise

La loi du député Nicolas Perruchot, qui oblige les gros CE à faire certifier leurs comptes, a été votée, hier, par l’Assemblée. Elle devrait être débattue au Sénat début mars.

Chèques cadeaux, billets de spectacle, voyages, colonies de vacances... Les quelque 51000 comités d’entreprise de France pèsent 14 Mds€ dans l’économie. La loi adoptée par les députés imposera aux plus gros d’entre eux de faire certifier leurs comptes.

Chèques cadeaux, billets de spectacle, voyages, colonies de vacances... Les quelque 51000 comités d’entreprise de France pèsent 14 Mds€ dans l’économie. La loi adoptée par les députés imposera aux plus gros d’entre eux de faire certifier leurs comptes.

Comptes mal tenus, marchandises détournées, soupçons de malversations… La récente faillite de SeaFrance, filiale de transport maritime de la , à Calais, a pointé les graves dysfonctionnements de son comité d’entreprise (CE).

Cette affaire s’ajoute aux scandales qui ont émaillé l’actualité ces dernières années, concernant les CE d’EDF, de la SNCF ou, plus récemment, de la — dans ce dernier cas, le parquet de a ouvert une enquête préliminaire le mois dernier.

La loi votée en première lecture, hier, à l’Assemblée nationale, vise justement à éviter ce type de dérives. Elle oblige les plus gros CE (bénéficiant d’au moins 230 000 € de budget annuel) à établir chaque année leurs comptes, et à les faire certifier par un commissaire aux comptes. Les achats seront aussi soumis à des procédures d’appel d’offres, au-delà d’un certain montant.

Des difficultés prévisibles pour sa mise en œuvre

« Les 2000 plus gros comités d’entreprise de France gèrent des budgets qui peuvent aller de plusieurs millions d’euros, à plusieurs centaines de millions d’euros, souligne Nicolas Perruchot, le député Nouveau Centre, instigateur de cette loi. Il était donc anormal qu’ils échappent à tout contrôle. »

Un texte de loi bienvenu : pour l’UMP, majoritaire à l’Assemblée, il permet de faire oublier le raté de la commission d’enquête sur le financement des syndicats, dont le rapport avait été enterré, fin 2011 (voir encadré ci-contre). « Cette loi concrétise une partie du travail fait avec la commission d’enquête, confirme Nicolas Perruchot. Tout le monde était favorable à une plus grande transparence dans ce domaine. »

Les experts du secteur anticipent néanmoins certaines difficultés dans la mise en œuvre concrète. « Ces mesures sont très chronophages, alerte Jacques Lambert, organisateur du Salon des comités d’entreprise, qui se déroulera du 31 janvier au 2 février à Paris. Les temps de délégation accordés aux salariés des CE n’y suffiront pas. » Autre problème, le manque de formation de ces salariés. « Jusqu’à présent, les trésoriers des CE se contentaient d’établir un simple rapport d’activité avec des éléments chiffrés », souligne Jean-Luc Scemama, expert-comptable. Nicolas Perruchot balaie ces arguments. « Les gros CE ont les moyens de faire face. » Reste à trouver un créneau au Sénat — début mars? —, pour l’examen de cette loi. Le député Nouveau Centre y croit : sa loi devrait entrer en application « avant les présidentielles ».

 

 

Pourquoi le rapport Perruchot a été censuré
 


Le 30 novembre 2011, coup de théâtre à l’Assemblée nationale. Ce jour-là, la commission d’enquête sur le financement des syndicats de salariés et patronaux enterre purement et simplement le rapport Perruchot qui, après six mois de travail et des dizaines d’auditions, décortique les 5 Mds€ annuels engloutis par les syndicats et les organisations patronales.

Critiqué à droite comme à gauche

Un rapport ainsi enterré, c’est du jamais-vu sous la Ve République. La plupart des exemplaires sont aussitôt passés à la broyeuse et les députés qui l’ont lu risquent des poursuites s’ils en révèlent le contenu. Pourquoi une telle censure? Le jour du scrutin, surprise, les députés UMP s’abstiennent et les députés PS votent contre. La droite juge le moment peu opportun et certains députés veulent préserver les intérêts du patronat, notamment agricole. La gauche, elle, dénonce un rapport à charge contre les syndicats de salariés. Depuis, les appels de Laurence Parisot (Medef) ou de Bernard Thibault (CGT) en faveur de la publication du rapport Perruchot sont restés vains.

Source leparisien.fr

Par Cyril LAZARO - Publié dans : politique générale
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 18:30

«Les comités d'entreprises doivent se conformer à leur mission»

Alors que la gestion des comités de la RATP ou de SeaFrance a fait scandale, le député (NC) Nicolas Perruchot a fait adopter, ce jeudi, une loi renforçant l'encadrement des comptes de ces instances.

Quel est le contenu de cette loi ?

Cette loi comporte deux mesures. L'une impose aux comités d'entreprise de faire certifier leurs comptes par un commissaire aux comptes indépendant et de les faire publier, au-delà d'un seuil qui sera fixé par décret. L'autre encadre plus strictement la politique d'achat des comités d'entreprises, car un certain nombre de dérives ont été constatées en la matière. Je prônais l'obligation de procéder à des appels d'offres, mais on m'a opposé un certain nombres d'arguments juridiques. Je considère néanmoins qu'il ne s'agit-là que d'une première étape, et que l'on pourra aller plus loin à l'avenir.

A quel type de dérives s'oppose le texte ?

Les plus gros comités d'entreprise gèrent des dizaines, voire des centaines de millions d'euros de budget. Pourtant, certains se retrouvent en cessation de paiement – comme celui d'Air France – ou avec des pertes abyssalles. L'expert comptable pourra orienter les choix de gestion, et prendre des mesures pour redresser les comptes.

Il s'agit également de s'assurer que les comités d'entreprise se conforment à leur mission, ce que la loi réaffirme. Certains comités ont financé l'opération «Un bateau pour Gaza», ou des campagnes publicitaires à connotations politiques. Ces initiatives débordent complètement du rôle de ces instances, censées animer l'action sociale et culturelle de l'entreprise.

Enfin, sur la politique d'achat, on a vu beaucoup de choses étranges : à la RATP, par exemple, des gobelets en plastique à 20 euros la pièce. Le contrôle du commissaire aux comptes permettra de mieux repérer ces anomalies.

Parle-t-on d'erreurs de gestion, ou de véritables malversations ?

Dans le cadre d'Air France, il s'agit de mauvaise gestion. On a cherché à faire rentrer beaucoup de gens à l'intérieur du comité, peut-être par copinage, avec pour résultat d'énormes déficits. Pour la RATP, on parle là de dérapages financiers graves, de fuites de fonds. Même s'il n'est pas encore possible de parler d'enrichissement personnel, ou de financement d'un syndicat quelconque.

Vous dites que le problème se présente surtout dans les grandes entreprises publiques, ou anciennement publiques. Pourquoi ?

Parce que c'est sur celles-là que nous avons des informations. Et parce que c'est là que les comités d'entreprise gèrent les plus gros budgets.

Le patronat ne fait-il pas preuve de négligence par rapport à ces dérives ?

On n'en parle pas assez, mais il est vrai que le président d'entreprise est, de droit, le président du comité. Est-ce que, par cette négligence, il s'agit d'acheter la paix sociale ? Souvent, c'est le DRH ou un cadre qui est délégué au comité, avec peu d'intérêt pour ce qu'il s'y passe. Alors que le rôle de cette institution est important : les activités sociales et culturelles peuvent représenter l'équivalent d'un 13e ou un 14e mois pour les salariés.

Restez-vous amer après l'enterrement de votre rapport sur le financement des syndicats, en décembre dernier ?

Oui, cela continue à m'indigner. J'ai tenté d'ouvrir des portes, mais je me les suis prises sur les doigts. Je vais d'ailleurs interpeller par courrier les candidats à la presidentielle à ce propos. L'étonnant, c'est de croire qu'on allait réussir à étouffer le sujet de cette manière. Au contraire, cette chape de plomb n'a réussi qu'à le faire rebondir plus haut, grâce aux médias. Peut-être y a-t-il matière à réflexion sur le fonctionnement des commissions d'enquêtes. Beaucoup d'autres sujets «tabous» pourraient connaître le même sort que mon rapport.

Depuis, l'actualité vous a bien servi, du scandale de la RATP à celui du comité d'entreprise de Sea France...

C'est sûr, sans compter l'annonce des non-représentations de Bernard Thibault et Jean-François Chérèque à la tête de la CGT et de la CFDT. Ou la rupture entre ce dernier syndicat et sa branche Sea France, ainsi que la réforme de la représentativité qui va modifier le paysage syndical. Le démocratie sociale est en train de bouger.

Quelles autres mesures contenues dans votre rapport avez-vous dû renoncer à intégrer dans votre loi ?

Mon rapport contenait 29 propositions, mais j'ai craint que l'Assemblée ne dispose pas d'assez de temps pour les examiner chacune. Je me suis donc concentré sur les deux sujets sur lesquels un consensus assez large pouvait se dessiner. Beaucoup de questions restent devant nous, notamment la gestion de la médecine du travail par le patronat, ou la formation professionnelle : dans ce domaine, si on rapporte les moyens mis, la gestion et les résultats obtenus, il y a manifestement un problème.

Le climat était-il aussi tendu autour de ce projet de loi qu'autour de votre rapport ?

La différence avec cette loi, c'est qu'il fallait aller vite – ce que les partenaires sociaux ont d'ailleurs dénoncé. Tout le monde s'est exprimé dans les trois tables rondes qui se sont tenues en 15 jours, et tous étaient d'accord pour plus de transparence dans les grands comités d'entreprise. Ils auraient préfére passer par la négociation sociale plutôt que par la loi. Mais les partenaires sociaux, qui se rencontrent souvent, n'ont jamais jugé utile de se réveiller sur le sujet. Ils le font maintenant, mais un peu tard...

La «chasse aux profiteurs» est un thème récurrent de l'UMP. Avez-vous été sollicité pour le développer pendant la campagne ?

Au contraire, l'UMP était presque indifférent à mon enquête sur le financement syndical, avant de décider d'enterrer mon rapport. J'ai ensuite été reçu par Nicolas Sarkozy, qui a dit regretter la façon dont cela s'est passé.

Source liberation.fr

Par Cyril LAZARO - Publié dans : Réflexions
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 00:21

La CGT Nextiraone envoie une lettre ouverte à XAVIER BERTRAND

 

Syndicat CGT Nextiraone France la.cgt.nextiraone@wanadoo.fr

Marseille le 25 janvier 2012

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR XAVIER BERTRAND

Monsieur le Ministre,

Nous savions le Gouvernement, pour le moins, complaisant avec le MEDEF. Dans l’affaire de deux élus CGT en cours de licenciement dans l’entreprise NextiraOne, cette complaisance frise l’indécence !!!!

Il est vrai que déjà en 2011, vos services ont accédé à la demande de Nextiraone de supprimer le CHSCT de PACA qui avait engagé une enquête sur les salariés potentiellement victimes de l’amiante.

Pratiquez-vous, Monsieur Xavier BERTRAND, une politique de terre brulée en prévision d’une possible défaite de l’UMP aux prochaines élections ? Donnez vous des gages à ceux qui seront peut être demain vos employeurs ? Préparez vous le terrain pour votre reconversion dans le privé ?

Votre avez pris la décision de n’écouter que la voix de NEXTIRAONE au détriment de celle de vos Inspecteurs du Travail. De plus, sans aucune pudeur, vous reprenez, à votre compte, les motifs fallacieux évoqués par la Direction de NEXTIRAONE.

Vous osez écrire : « La société replace les faits dans un contexte de dix années de violence comportementale de certains élus à l’égard des différents directeurs des ressources humaines ».

En effet voici quelques exemples de ces dix années de « violence » !!

• De 1998 à 2003 Plans sociaux en chaine, externalisation de 900 salariés dans une pseudo entreprise, une coquille vide ! NEXTIRAONE a été condamnée par les prud’hommes à verser des millions d’euros pour une externalisation jugée illégale. Bien entendu ce sont les mêmes « violents » de la CGT qui ont œuvré pour obtenir cette condamnation sans précédent !

• En 2004, NEXTIRAONE licencie à coup de chèques des salariés poussés vers la sortie. La CGT monte un dossier et NEXTIRAONE est condamnée devant les tribunaux de grande instance de Lyon !

• En 2005, un plan social concernant 325 personnes est annoncé. La CGT engage une procédure et NEXTIRAONE abandonne son projet !

• En 2005, la CGT découvre un document stipulant l’embauche d’un consultant avec pour mission « de dénoncer la vacuité des actions de la CGT et de réduire son audience, de favoriser l’émergence d’autres syndicats ». La CGT attaque devant les tribunaux pour discrimination syndicale, le directeur régional de NEXTIRAONE est condamné en pénal ! Nous n’avons pu remonter jusqu’à la direction nationale mais il est impossible qu’elle n’ait pas été l’instigatrice de cette affaire !

• En 2006 Nextiraone présente une énième restructuration, la CGT bloque le Comité Central d’Entreprise à Paris en attendant le résultat du référé engagé pas ses soins. Le résultat tombe, Nextiraone est tenue d’engager une GPEC avant toute restructuration !

• En 2006 l’entreprise NEXTIRAONE est condamnée pour discrimination syndicale : les noms des discriminés ?? Messieurs Paul MICHEL, Francis BATTISTA… (ca ne vous rappelle rien ??!) également Messieurs Michel LELOUP, Jean-Paul LOUIS, Jean ALESI.

• D’autres élus CGT entamerons des procédures pour discrimination contre NEXTIRAONE et NEXTIRAONE sera, à chaque fois, condamnée : Messieurs VILACEQUE, ARNAREZ, APPIETTO, Mme GONNET.

Monsieur Le Ministre, après ce résumé pas du tout exhaustif, qui dans cette histoire a un comportement violent ?

La vrai violence est celle subit depuis 10 ans par les salariés de Nextiraone constamment obligés de vivre un plan social permanent !!

Les deux salariés licenciés par vos bons soins, parce qu’ils ont fait, et bien fait, leur travail d’élus du personnel, ou NEXTIRAONE dont les dirigeants se sont comportés et continuent de se comporter en « patrons voyous » ?!

Monsieur Le Protecteur des riches et des puissants, sachez que je ne vous salue pas ! Jean-Paul LOUIS – (Secrétaire Adjoint du Syndicat CGT Nextiraone)

Source bellaciao.org

Par Cyril LAZARO - Publié dans : cgt
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 23:44

La liste de Sarko

Cette liste que Sarko aimerait cacher

 

http://img15.hostingpics.net/pics/527019UMP.jpg

 

 

Alain Agostini (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée. 

Alain Carignon (UMP) 1999, condamné pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins. 

Alain Ferrand (UMP) 2006, condamné pour faux et usage de faux. 1998, condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale. 

Alain Juppé (UMP) 2007, condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt. 

Alain Tuduri (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale, pour avoir préempté les biens immobiliers que voulait acheter des personnes d'origines étrangères dans sa commune. 

Axel Poniatowski (UMP) 2010, condamné pour diffamation. 

Brice Hortefeux (UMP) 2010, condamné pour atteinte à la présomption d’innocence. Il a également été condamné pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine. Le Parquet Général a requis sa relaxe, la décision a été mise en délibéré au 15 septembre. 

Brigitte Barèges (UMP) 2011, condamnée pour refus de mariage. 

Bruno Sandras (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts. 

Charles Fabre (UMP) 2010, mis en examen pour favoritisme.

Charles Pasqua (UMP) 2009 à 2010, condamné pour trafic d’influence, pour favoritisme, pour faux, financement illégal de campagne et abus de confiance. Il est cité dans l’affaire de recel d'abus de biens sociaux pour l'association France Afrique Orient. Il également mentionné dans l’affaire du financement occulte du ministère de l'Intérieur et de l'Union des groupements d'achats publics.

Christian Vanneste (UMP) 2006 et 2007, condamné pour propos homophobes, condamnation confirmée par la Cour d’Appel puis annulée par la Cour de Cassation. Il avait déclaré l'homosexualité inférieure à l'hétérosexualité et que l’homosexualité était une menace pour l’humanité.

Claude Polony (UMP) 2001-2009, reconnu coupable de prise illégale d'intérêt, favoritisme et détournements de fonds.

Daniel Simonpieri (FN puis UMP), condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Il avait déjà été condamné pour harcèlement moral.

Damien Meslot (UMP) 2010, condamné pour outrage à magistrat, mis en examen pour atteinte ou tentative d´atteinte à la sincérité d´un scrutin.

Denis Gautier-Sauvagnac (UMP) 2008, mis en examen pour blanchiment d’argent.

Denis Jacquat (UMP) 2011, condamné pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales.

Didier Schuller (RPR-UMP) 1994, il s’enfuit aux Bahamas après la révélation d’une tentative de déstabilisation du juge Éric Halphen puis il continue sa cavale en Dominique Républicaine où il bénéficie d’une protection diplomatique, avant de revenir en France.
2005, condamné pour financement illégal de sa campagne.
2007, condamné pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques.

Dominique Paillé (UMP) 2004, condamné pour abus de confiance.

Frédéric Chazal (UMP) 2010, condamné pour diffamation.

Gaston Flosse (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts.

Georges Tron (UMP) 2011, mis en examen pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol.

Gérard Dezempte (UMP) 2006, condamné pour discrimination.

Gérard Larrat (UMP) 2011, condamné pour constitution de partie civile abusive ou dilatoire dans le but de nuire à son adversaire socialiste.
2011, mis en examen pour complicité d'atteinte à la sincérité du scrutin, complicité de faux administratif et usage et complicité de manœuvre frauduleuse tendant à l'exercice irrégulier du vote par procuration, son élection a été annulée.

Gilles Forray (UMP) 2006, condamné pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux.

Guy Drut (UMP) 2005, condamné pour avoir bénéficié d'un emploi fictif.

Guy Wildenstein (UMP) 2011, mis en examen pour recel d'abus de confiance.

Henry Chabert (UMP) 2002, condamné pour recel d’abus de biens sociaux.

Jacques Blanc (UMP) 2009, mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêt.

Jacques Masdeu-Arus (UMP) 2006 à 2009, condamné pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux.

Jacques Myard (UMP) 2009, condamné pour diffamation.

Jean Reynaud (UMP) 2004, condamné pour prise illégale d’intérêt. 2006, condamné pour harcèlement moral et dégradation des conditions de travail.

Jean Tiberi (UMP) 2009, condamné pour occupation illégale des locaux de sa permanence et fraude aux électeurs.

Jean-Louis Garnier (UMP) 2011, condamné pour coups et blessures.

Jean-Louis Masson (UMP) 1997, condamné pour avoir financé la campagne d'un concurrent afin d'affaiblir sa rivale à droite.

Jean-Paul Alduy (UMP) 2008, son élection est annulée pour fraude.

Jean-Paul Fournier (UMP) 2009 à 2010, condamné pour prise illégale d'intérêt.

Joëlle Ceccaldi-Raynaud condamnée (UMP) 2006, condamnée pour diffamation et complicité de diffamation.

Joëlle Ferrand (UMP) 2010, condamnée pour prise illégale d'intérêt et malversations.

Laurence Spicher-Bernier (UMP) 2010 à 2011, condamnée pour exercice illégal de la profession d’avocat et escroquerie.

Lionel Cressiot (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation.

Lucette Michaux-Chevry (UMP) 2002, condamnée pour favoritisme dans l'attribution de marchés publics.

Manuel Aeschlimann (UMP) 2009, condamné pour favoritisme dans l'attribution d'un marché public.

Marie-Jeanne Bozzi (UMP) 2002, condamnée pour proxénétisme aggravé, association de malfaiteurs et dissimulation de travail clandestin.
2007, condamnée pour soustraction au paiement de l’impôt, omission de déclaration et fraude fiscale.
2009, mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission d'un homicide en bande organisée.

Maurice Gutman (UMP) 2010, condamné pour proposition sexuelle à une mineure de 12 ans.

Michel Buillard (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts.

Michel Habig (UMP) 2006, condamné pour avoir fait incendier 14 caravanes appartenant à des Roms installées sur un terrain municipal.

Nicolas Bazire (UMP) 2011, mis en examen dans le cadre de l'affaire Karachi.

Olivier Deleu (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation.

Olivier Rey (UMP) 2008, condamné pour violences, menaces et dégradation grave du bien d'autrui à raison de la religion.

Patrick Balkany (UMP) 2003, condamné pour injure publique et pour diffamation. 1999, condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable trois personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s'occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny.

Philippe Brun (UMP) 2011, condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux.

Pierre Bédier (UMP) 2009, condamné pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux.

Philippe Pemezec (UMP) 2010, condamné pour injures. 2007, condamné pour irrégularités lors de sa campagne, son élection sera annulée.

Renaud Donnedieu de Vabres (UMP) 2004, condamné pour blanchiment d’argent.
2011, mis en examen dans le cadre de l'affaire Karachi.

René Vestri (UMP) 2009, condamné pour travail dissimulé.
2010, mis en examen pour blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d'influence et association de malfaiteurs
.

Richard Cazenave (UMP) 1999, condamné pour abus de biens sociaux.
2004, condamné pour recel et complicité d'abus de biens sociaux.

Serge Dassault (UMP) 1998, condamné pour corruption. 2010, condamné pour procédure abusive.
2009, condamné pour avoir acheté des voix lors des municipales.

Thérèse Aillaud (UMP) 2002, condamnée pour détournement de fonds publics.

Thierry Gaubert (proche de l’UMP, collaborateur de Sarközy) 2008, mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie.
2011,
mis en examen dans le cadre de l'affaire Karachi.

Thierry Leprince (UMP) 2007, condamné pour viol sur une mineure de 12 ans.

Vincent Toni (UMP) 2008 et 2011, condamné pour corruption passive.

Xavier Dugoin (UMP) 1997, condamné pour trafic d’alcool, salaires fictifs et corruption.
1999 à 2000, condamné pour abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d'intérêt.

2001, mis en examen dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs du conseil général de l'Essonne, cette procédure sera annulée pour vice de forme.


2010, un cadre de l’UMP dont le nom n’a pas été diffusé a été mis en examen pour vol de carte bancaire d'un ancien dirigeant et pour le piratage, lors de la guerre interne à l'UMP 31, de l'ordinateur de l'ex-présidente Christine de Veyrac.
Les policiers ont retrouvé des objets acquis frauduleusement au domicile du jeune homme.

L'UMP condamnée pour atteinte au droit à l'image avec son LipDub en diffusant pour le clore la photo d'une jeune femme n’y ayant pas consenti.

L'UMP, à l'origine de la loi Hadopi, condamnée pour piratage d’une musique de MGMT utilisée lors de leurs meetings et pour illustrer plusieurs vidéos diffusées sur Youtube.

 

 

Et nous ne citerons pas bien sûr les innombrables “non lieu” ou “affaires classées sans suite” par la bienveillance de certains magistrats…

Citoyens, citoyennes,


Choisissez bien votre camp et ne vous étonnez plus des latences de la justice si celle-ci passe son temps à juger des affaires politiques. Libre à vous de vous rendre complices !

 

Source http://che4ever.over-blog.com/

Source http://resistanceinventerre.wordpress.com

Par Cyril LAZARO - Publié dans : politique générale
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 19:30

Le "FT" ou la critique du capitalisme pur

Depuis plus de trois semaines, l'organe central du capitalisme intelligent, le quotidien britannique le Financial Times, ausculte l'état de l'économie de marché. Commentateurs, économistes, dirigeants politiques, entrepreneurs débattent des quatre coins du globe. Intitulé général de cette longue série d'articles : "Le capitalisme en crise".

Imaginez l'Osservatore romano, le quotidien du Vatican, portant un regard critique sur le catholicisme. Car le jugement d'ensemble est sévère, que l'on peut résumer ainsi : la formule "ultralibérale-dérégulée" du capitalisme, héritée des années 1980, ça ne marche plus. On dirait du François Hollande, ou presque, mais au fil des pages d'un grand quotidien des milieux d'affaires internationaux.

Trois ans après la crise de 2008 et à quelques jours de l'ouverture du sommet économique de Davos, en Suisse, c'est un signe important. En économie comme ailleurs, il y a des modes intellectuelles. Lancées par des journaux tels que le FT, le Wall Street Journal ou l'hebdomadaire The Economist, elles préparent le terrain à des changements de fond.

Le tournant reagano-thatcherien, celui qui allait tordre le cou au capitalisme tempéré de l'après-guerre, a été précédé, à la fin des années 1970, d'une longue démonisation de l'Etat par les penseurs de ce qu'on appelait alors "la révolution conservatrice". Couplée à la mondialisation des échanges qui allait suivre, elle a donné naissance à la version actuelle du capitalisme - et à la crise de 2008.

Dans cette forme-là, l'économie de marché doit être abandonnée. "Elle s'est avérée non seulement instable mais, et de manière importante, aussi injuste", dit l'éditorial lançant la série. Aux Etats-Unis, pays censé incarner sa réussite la plus accomplie, le capitalisme, relève Lawrence Summers, ancien secrétaire au Trésor, perd la confiance du public : seuls 50 % des Américains en auraient une idée positive, selon un récent sondage. Il est devenu synonyme de financiers surpayés, de croissance anémique et de chômage structurel élevé.

Au coeur de l'acte d'accusation dressé par le FT, il y a ce constat : le capitalisme est en crise parce qu'il produit, massivement, de l'inégalité. Il n'est pas censé être moral. Il est, jusqu'à preuve du contraire, le meilleur système connu pour créer de la richesse. Et, dans sa version pré-1980, il avait la réputation de répartir cette richesse de façon relativement acceptable. En langage d'économiste, on dirait que le marché favorise une allocation intelligente des ressources.

C'est fini. Depuis trente ans, en Amérique du Nord comme en Europe, les inégalités se creusent. Au point, dit l'enquête du FT, qu'elles menacent les fondements de nos démocraties, sociétés de consensus, ancrées dans des classes moyennes majoritaires. Les Etats-Unis connaissent une inégalité de revenus sans précédent depuis presque un siècle. De passage à Paris, le politologue Norman Ornstein relevait récemment que la structure des revenus aux Etats-Unis était celle d'un pays du tiers-monde. Depuis 1980, le 1 % d'Américains les plus riches ont vu leur richesse s'accroître de 300 %.

Dans le même temps, le revenu médian d'un foyer américain n'a progressé que de 40 %, indiquent les statistiques du ministère du travail à Washington. Encore, précisent-elles, que cette hausse n'est atteinte que parce que nombre de femmes sont entrées sur le marché du travail. Si l'on enlève cette deuxième source de revenu dans un foyer américain, la réalité est brutale : en trente ans, le revenu médian d'un homme aux Etats-Unis n'a connu aucune progression. L'Europe suit la même pente, en un peu moins accentuée.

L'honnêteté imposerait de compléter les statistiques du ministère du travail en étudiant l'évolution du pouvoir d'achat : il a progressé dans certains secteurs du fait de la pression que la mondialisation exerce sur les prix. Mais, très largement fondée sur l'implacable réalité des chiffres, la perception reste la même : "L'économie moderne paraît comprendre deux pistes, l'une très rapide pour les super-riches, une deuxième bloquée pour tous les autres", écrit John Plender, l'un des commentateurs du FT.

La colère contre les inégalités a pris "la finance" pour cible. La richesse qui est dénoncée, comme imméritée, n'est pas celle des créateurs d'entreprise. C'est celle des pontes d'un secteur financier gonflé aux amphétamines de la spéculation et qui a pris une ampleur sans précédent - il a notamment pour fonction de financer l'endettement d'une classe moyenne qui, en ces temps de globalisation, ne maintient son niveau de vie que par l'emprunt. Le vilain canard est Lloyd Blankstein, le patron de la banque Goldman Sachs, et le héros Steve Jobs, le fondateur d'Apple.

La série du Financial Times salue les entrepreneurs. Elle dénonce la manière dont les conseils d'administration des grandes entreprises fixent les salaires des dirigeants, notamment dans le secteur financier. Nous vivons des temps inédits : un PDG peut gagner 400 fois plus que ses employés du bas de l'échelle ; ce rapport ne dépassait pas 40 dans le capitalisme pré-1980. Régression morale ou nécessité de s'aligner sur les pratiques de la concurrence ?

L'économie de marché s'est imposée sur toutes les autres parce qu'elle a su changer. Le capitalisme est une succession de crises. "Son succès ne tient pas au fait qu'il reste toujours le même, mais au fait qu'il ne cesse de changer", écrit le FT. Le quotidien préconise trois réformes prioritaires pour sortir du modèle hérité des années 1980 (éditorial du 27 décembre 2011).

Il faut réglementer et réduire un secteur financier devenu incontrôlable parce qu'obèse. Il faut réformer un mode de gouvernance de l'entreprise qui favorise le court terme, la rémunération la plus immédiate et la plus élevée du capital ; celui qui a érigé en valeur suprême la share holder value. Il faut revenir sur la palette d'exemptions fiscales qui, ici et là, a permis aux riches de payer de moins en moins d'impôts.

Ce triptyque n'aurait pas dépareillé dans le discours du Bourget. Mais il a au moins autant de poids quand il est mis en avant par le FT que par François Hollande.

par Alain Frachon Source lemonde.fr

Par Cyril LAZARO - Publié dans : économie
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