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ne soit sur toutes les lèvres des salariés" Cyril LAZARO

Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 22:18

Solidarité avec Gérard Filoche

Inspecteur du travail mis en examen
dans l’exercice de ses missions

Nouveau procès par appel de Guinot contre Gérard Filoche

RV le 5 juin à 12h30 face au Palais de justice de Paris, M° Cité
Procès à 13h30 devant la 31e chambre TGI de Paris
Chaque présence comptera et fera chaud au coeur
 

Ça fait huit ans que ça dure. Hélas.
Il faut une dernière mobilisation pour en finir avec le patron de chez Guinot, membre de l’UIC proche de l’UIMM, un patron de combat, déjà condamné pour « abus de droits sociaux », qui ne paie pas les heures supplémentaires, qui manipule un CE, qui multiplie les prud’hommes, qui a l’habitude de traquer ses salariés pour « abus du droit d’ester en justice » et qui mène une invraisemblable campagne depuis huit ans pour essayer selon les dires de son avocat bien choisi, Me Varaut, de faire qu’un inspecteur du travail « fasse moins le fier »…


Ce patron de la rue de la Paix, a décidé de s’acharner depuis 2004 contre l’inspecteur du travail qui voulait l’empêcher de multiplier les infractions et délits.


Mais en premier jugement, le 12 octobre 2011, l’inspecteur a été relaxé et le Parquet (qui l’avait un temps suivi, on se demande pourquoi ?) a renoncé à toute poursuite.  Le patron Guinot lui s’est entêté. Et le jugement en appel, la nouvelle audience GUINOT CONTRE FILOCHE pour une prétendue “entrave au CE” de Guinot aura lieu :

  • Le mardi 5 juin à 13 h 30 devant la 31e Chambre d’appel de Paris.

Les tenants et aboutissants de cette invraisemblable poursuite sont connus : alors que l’inspecteur du travail faisait son travail, normalement, pour rétablir l’ordre public social violé dans cette entreprise, le patron a inventé qu’il y aurait eu « entrave au CE », non pas par lui, mais par l’inspecteur. Un CE d’un seul membre, qui ne fonctionne pas, qui est entre les mains dudit patron par le biais d’un salarié disons… soumis. L’inspecteur du travail avait refusé l’autorisation de licenciement d’une jeune femme déléguée syndicale, de retour de congé maternité 3 fois de suite pour « discrimination ». Il y a eu 12 procédures depuis, autour de cette affaire : la salariée a gagné TOUTES ces procédures étalées en 7 ans.

La Cour d’appel du tribunal administratif a confirmé en 2010 qu’il y avait bel et bien discrimination et elle a donné raison à l’inspecteur du travail contre sa hiérarchie qui avait cassé le refus de licenciement : elle a même ordonné la ré intégration de la salariée. La salariée a même bénéficié d’une transaction avantageuse de la part de l’entreprise condamnée qui a renoncé à aller en Conseil d’état comme elle l’avait un temps proclamé.

Mais ça ne fait rien, le patron persiste, dans un dernier round, sa vendetta contre l’inspecteur. Cet acharnement de Guinot doit être pris au sérieux, il vise, au-delà de l’inspecteur d’ailleurs en retraite, toute l’inspection : il mérite qu’on s’acharne à renverser définitivement cette incroyable accusation.

42 000 signataires, tous les syndicats de l’inspection, et de nombreuses personnalités de toute la gauche ont exprimé leur totale solidarité avec Gérard Filoche. Dix témoins clefs (dont Jean Auroux, Benoît Hamon, Gilbert Dupraz, Philippe Royer, Pierre Mériaux…) avaient déposé en sa faveur le 6 juillet 2011.

Nous aurons donc à nouveau besoin du maximum de présents l’après-midi du 5 juin pour venir en soutien à partir de 12 h 30 devant le Palais de justice de Paris, l’audience débutant à 13 h 30 à la 31e chambre correctionnelle (soyez munis d’une carte d’identité).

Venez nombreux, par solidarité, par soutien, pour peser aussi. Chaque présence comptera et fera chaud au coeur.

Beaucoup ont déjà donné, encouragé, aidé, et nous les en remercions chaleureusement.
Mais tout soutien par signature de la pétition et messages de soutien est encore et toujours bienvenu. Mais aussi, hélas, encore une fois, car les frais de cet appel sont à nouveau à charge de Gérard Filoche, toute aide financière sera soulageante et précieuse :

  • chèques à l’ordre de « solidarité-filoche » C/O Gérard Filoche, 85 rue Rambuteau, 75001 Paris

soutien-gerard-filoche.jpg


La pétition :
Tous les syndicats de l’inspection du travail en sont d’accord :
- la justice est extrêmement laxiste en matière de droit du travail,
- les employeurs qui ne respectent pas le code du travail restent largement impunis.

Trois procès-verbaux sur quatre de l’inspection du travail sont classés sans suite par le Parquet.
Patrons impunis, inspecteurs du travail poursuivis : paradoxalement, ces trois dernières années, ce sont des contrôleurs et inspecteurs du travail qui se sont vu mis en cause dans l’exercice de leurs fonctions alors que Laurence Parisot a affirmé que «la liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail».

Le dernier en date, c’est Gérard Filoche.

L’inspecteur du travail est mis en examen pour un prétendu « chantage » vis-à-vis d’un patron qui refusait la réintégration dans son poste antérieur d’une salariée de retour de congé maternité et qui a demandé trois fois de suite, à l’égard de cette employée, déléguée syndicale, une autorisation de licenciement.

Si c’est du « chantage » que de menacer dans ce cas un employeur d’un PV, alors toute l’inspection du travail fait du « chantage » sans le savoir !

Comment alors que le Parquet débordé, manque de moyens au point de classer la majorité des PV de l’inspection du travail, choisit-il de donner suite à une plainte patronale prétendant de façon invraisemblable que Gérard Filoche fasse « entrave à un Comité d’Entreprise » ?

Nous tenons, en de telles circonstances, à exprimer notre totale solidarité avec Gérard Filoche.

Par Cyril LAZARO - Publié dans : front syndical de classe
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 19:10

Cela fait quelques temps que je voulais faire découvrir un des plus grands guitaristes du XXème siècle.

Baigné dans la country, le rock et le jazz, il aura dépassé tous ces styles musicaux pour évoluer dans une atmosphère unique où, ne vous y trompez pas, la virtuosité de l'instrument est la seule clé pour saisir toutes les subtilités de ce musicien de génie et totalement méconnu.

Je vous propose tout d'abord un solo de guitare extrême dans l'innovation puisqu'il utilise les 1/4 de tons au travers du bend des cordes pour provoquer un effet légèrement désaccordé sur l'intro. Cette impression est naturellement voulue.

Je vous propose ensuite une composition où la suite d'accord est très étonnante pour nos oreilles et nous entraîne dans un univers indéfinissable.

Pour conclure, vous pourrez voir l'extrait d'une leçon de guitare en DVD qui ne laissera planer aucun doute sur la virtuosité de ce guitariste hors norme.

Bonne découverte.

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

 

 

 

 

 

 

Par Cyril LAZARO - Publié dans : page culturelle
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 18:00

CGT : la succession de Thibault tourne au fiasco

Après avoir obtenu un soutien in extremis de la Commission exécutive de la CGT sur son choix de placer Nadine Prigent à la tête de la centrale, Bernard Thibault s'est fait désavouer ce jeudi par le Comité Confédéral national. Le conflit s'enlise.

Bernard Thibault et Nadine Prigent protestent contre les mesures d'austérité le 28 février dernier.

Bernard Thibault et Nadine Prigent protestent contre les mesures d'austérité le 28 février dernier.

La crise de succession à la CGT entre dans une phase plus aiguë: le "parlement" de l'organisation vient de désavouer Bernard Thibault, en rejetant la candidature de sa favorite, Nadine Prigent. Le Comité confédéral national ("parlement") de la CGT a en effet rejeté ce jeudi matin la proposition que lui avait faite la Commission exécutive ("gouvernement") d'adouber Nadine Prigent pour succéder à Bernard Thibault à la tête de la centrale. Le CCN, qui a le dernier mot en la matière, a rejeté ce choix par 304 mandats, contre 255 voix pour et 73 abstentions.

Après des mois de tractations, Nadine Prigent, infirmière de 54 ans, et membre du bureau confédéral, n'a donc pas réussi à convaincre. Elle avait pourtant un appui de taille en interne: celui de Bernard Thibault, qui en dernière minute avait même réussi à rallier à sa cause la Commission exécutive. Dans un premier temps en effet, cette dernière avait refusé d'adouber la protégée de Thibault (par 21 voix, contre 20 et 5 abstentions), jusqu'à un enième rebondissement cette nuit.

Décision repoussée de plusieurs mois

Après ce rejet, la Commission exécutive s'est de nouveau réunie jeudi à la mi-journée. Elle devait initialement faire une nouvelle proposition, mais selon les informations de Libération, la décision sera finalement repoussée de plusieurs mois. Face à l'impossibilité de dégager une majorité sur un nom, c'est en effet lors du prochain comité confédéral national après les vacances d'été qu'une décision devrait être prise.

Nadine Prigent paraissant désormais hors course, restent les deux autres prétendants : Eric Aubin, secrétaire général de la fédération de la construction, candidat combattu par Bernard Thibault, et Agnès Naton, retraitée de la Poste et responsable du journal de l'organisation, soutenue par la direction sortante.

De nouveaux candidats pourraient également faire leur entrée. C'est apparemment le cas de Thierry Le Paon, le responsable de la CGT du Calvados. Selon France3.fr, Thierry le Paon, ancien délégué syndical chez Moulinex, qui dirige une fédération et a l'expérience du terrain, pourrait en effet se poser en recours pour sortir de cette guerre de succession qui oppose deux conceptions du syndicalisme et deux styles.

Une crise inédite

Cela fait désormais depuis le mois de janvier- date à laquelle Bernard Thibault a annoncé qu'il ne se représenterait pas à sa propre succession- que la CGT est en crise, aucune personnalité incontesté n'émergeant pour prendre la relève. L'insistance de Bernard Thibault de voir une femme lui succéder a compliqué encore plus la donne, ce qui l'a conduit à refuser son soutien à Eric Aubin, chargé du dossier de la retraite et issu du privé. Ce dernier avait pourtant la préférence de plusieurs fédérations, quand d'autres jugeaient Prigent "trop rigide", lui reprochant notamment de prôner un retour à un syndicalisme d'opposition trop net.

Depuis le mois de mai, Bernard Thibault a donc tenté de convaincre ses équipes. Il a tenu neuf réunions inter-régionales, "mais plus il avançait, plus il s'obstinait, alors que des fédérations lui avaient signalé qu'elles ne voteraient pas pour Nadine Prigent", soulignait récemment un cadre proche de M. Aubin.

Ce n'est pas la première fois que M. Thibault se voit mis en minorité par le CCN: en 2005 le "Parlement" avait imposé, contre son gré, le vote non au traité constitutionnel européen. Mais c'est la première crise de succession à la CGT depuis la rupture de son cordon ombilical avec le Parti communiste dans les années 1990.

La première vraie élection "non politique" était celle de M. Thibault en 1999, qui s'était déroulée sans heurts. L'ex-cheminot a été ensuite réélu de manière consensuelle pour quatre mandats consécutifs. "Ce conflit est d'autant plus regrettable qu'il ne porte pas sur des orientations mais purement sur des questions de sensibilité de personne", conclut un analyste.

Source lexpansion.lexpress.fr

 

Succession de Thibault à la CGT : le feuilleton est loin d'être fini

En proposant Nadine Prigent pour lui succéder, Bernard Thibault a pris le risque d'être mis en minorité. Mais la réunion décisive aura lieu les 30 et 31 mai. D'ici là, de nouveaux rebondissements ne sont pas à exclure.

Fausses pistes, coups de théâtre et petites manoeuvres... La succession de Bernard Thibault à la tête de la CGT est en passe de devenir le feuilleton de l'année 2012. Nul ne sait combien il comptera d'épisodes. Nul ne se hasarde plus à en écrire l'épilogue tant les surprises se sont enchaînées ces derniers mois.

Dernière en date, la réunion qui s'est tenue ce vendredi. Bernard Thibault a proposé aux 54 membres de la commission exécutive (la CE pour les initiés) le nom de Nadine Prigent pour prendre sa suite en mars 2013 lors du congrès de Toulouse. Une femme de 54 ans, ancienne dirigeante de la fédération de la santé, qui représente désormais la CGT au sein de l'intersyndicale.

Le secrétaire général sortant savait que sa candidate ne faisait pas l'unanimité, mais il pensait au moins passer le cap de la CE. Or, il a été mis en minorité par 21 voix, contre 20 qui se sont dites favorables et 5 qui se sont abstenues.

Le dernier mot au Comité confédéral national

L'histoire n'est pourtant pas écrite et l'étape cruciale se déroulera la semaine prochaine, les 30 et 31 mai, lors de la réunion du Comité confédéral national. Selon les statuts, c'est à ce CCN, qui regroupe 300 personnes représentant à la fois les secteurs et les territoires, que revient le dernier mot.

Vraisemblablement, la majorité du CCN se montrera également défavorable à Nadine Prigent que beaucoup considèrent comme trop rigide et pas assez souple pour diriger la CGT. Reste à savoir ce qui se passera alors. Un autre candidat pourra-t-il être soumis aussitôt au vote ou faudra-t-il repartir pour un cycle complet de consultations et de réflexions ? Eric Aubin, patron de la fédération de la construction et responsable du dossier "retraites" à la confédération pourrait-il déjà s'imposer alors qu'il n'a pas le soutien du secrétaire général sortant ?

Thibault va-t-il changer de candidat?

A moins que Bernard Thibault, après sa mise en minorité d'aujourd'hui, ne change de stratégie... et de candidat, en proposant un autre nom au vote. Il pourrait se rallier à Eric Aubin ou se reporter sur Agnès Naton, patronne du journal " Nouvelle Vie ouvrière ", qui a l'avantage d'être une femme.

Qui qu'il arrive Bernard Thibault est en train de rater sa sortie. C'est la seconde fois au cours de son mandat qu'il est mis en minorité. En 2005, déjà, lorsqu'il avait défendu le "oui" sur le référendum à la constitution européenne, l'organisation s'était opposée à lui. Surtout, le psychodrame tombe au plus mal alors que le gouvernement Ayrault a fait du dialogue social la clé de voute de son action. En pleine crise, la CGT peine à jouer pleinement son rôle et risque de laisser la part belle à la CFDT.

Source lexpansion.lexpress.fr

 

CGT : le choix du successeur de Thibault reporté

La décision des instances de la CGT sur le successeur de Bernard Thibault, dont le quatrième et dernier mandat s'achève en mars 2013, a été finalement repoussée, sans doute à la rentrée, selon nos informations. Face à l'impossibilité de dégager une majorité sur un nom, ce sera au prochain comité confédéral national (CCN, parlement de la CGT) de se prononcer, après les vacances d'été. En attendant, la prochaine commission exécutive (CE, direction élargie de l'organisation), celle du 12 juin, ou au pire celle des 19 et 20 juin, devra définir "une méthode et un calendrier" permettant de dégager une nouvelle candidature, après le rejet de la candidate proposée.

En effet, le matin même, un nouveau coup de théâtre avait émaillé le feuilleton désormais interminable de la succession de Bernard Thibault, responsable de la centrale depuis 1999. La candidature de Nadine Prigent, ancienne secrétaire générale de la fédération de la santé, soutenue par Thibault, avait été repoussée par le comité confédéral national, par une majorité de 304 mandats contre (255 pour, 82 abstentions).

Cette candidature représentait elle-même une surprise : après une journée de débats, hier, au sein du CCN, et la tenue, dans la foulée, d’une commission exécutive jusqu'à 3 heures du matin, c'est Nadine Prigent que la CE avait finalement choisi de présenter au vote du CCN, alors que cette même instance avait rejeté son nom cinq jours plus tôt...

Nadine Prigent paraissant désormais hors course, restent les deux autres prétendants : Eric Aubin, secrétaire général de la fédération de la construction, candidat combattu par Bernard Thibault, et Agnès Naton, retraitée de la Poste et responsable du journal de l’organisation, soutenue par la direction sortante. Plus d'autres candidatures possibles d'ici la rentrée, que la direction pourrait susciter afin de faire barrage à Eric Aubin.

Source liberation.fr

Par Cyril LAZARO - Publié dans : cgt
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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 21:20

Berger (CFDT): Rendre les licenciements boursiers «plus coûteux»

Laurent Berger, numéro deux de la CFDT, a estimé qu'une loi contre les «licenciements boursiers», comme pourrait l'envisager le gouvernement, serait difficile à mettre en oeuvre et a proposé de rendre les licenciements «plus coûteux» pour les entreprises qui «abusent».

«Il serait tentant de légiférer sur la question des licenciements boursiers. Mais il faut savoir ce qu'on entend par là. Si dans certaines entreprises, le plan social répond à une pure logique financière, dans d'autres, il s'agit d'anticiper une vraie difficulté à venir», a estimé le secrétaire général adjoint de la CFDT, dans une interview à La Croix mercredi.

«Et plutôt qu'interdire les licenciements», selon lui, il faudrait «les rendre plus coûteux pour les entreprises qui en abusent ou les utilisent pour des motifs financiers».

Source 20minutes.fr

Par Cyril LAZARO - Publié dans : cfdt
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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 21:10

Air France: le veto de Bercy à la prime de Gourgeon ne changera rien

La validation de la prime de non-concurrence de 400.000 euros pour Pierre-Henri Gourgeon, qui est à l'ordre du jour de l'Assemblée générale de ce jeudi est purement formelle. Le veto de l'Etat n'y changera donc rien.

Pierre-Henri Gourgeon, ancien PDG d'Air France-KLM.

Pierre-Henri Gourgeon, ancien PDG d'Air France-KLM.

Voilà une polémique qui a fait beaucoup de bruit... pour pas grand chose. Mardi soir, Pierre Moscovici, ministre de l'Economie, et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, ont annoncé dans un communiqué commun que que l'Etat actionnaire s'élèverait contre la prime de non-concurrence de 400.000 euros versée à Pierre-Henri Gourgeon, l'ex-directeur général d'Air France.

Cette prime, dont Pierre-Henri Gourgeon a bénéficié en octobre en contrepartie d'un engagement de non-concurrence pendant trois ans consécutive à son brutal débarquement du groupe franco-néerlandais, fait partie d'une indemnité de départ d'un montant total de 1,4 million d'euros.

Problème le veto de l'Etat actionnaire n'obligera pas l'intéressé à rembourser sa prime. Explications...

Une ratification plus qu'une décision

La fameuse prime a été accordée dans le cadre d'une convention liant M. Gourgeon au groupe. Mais le code du commerce prévoit qu'elle soit soumise aux actionnaires. L'Etat français est actionnaire d'Air France-KLM à hauteur de 15%, et sous l'impulsion du nouveau gouvernement socialiste, il souhaite limiter la rémunération des dirigeants d'entreprises publiques. D'où son intention de s'abstenir de voter la résolution qui doit être ratifiée jeudi lors de la prochaine Assemblée générale d'Air France.

Mais en réalité, selon une source proche du dossier citée par l'AFP, cette résolution n'oblige en rien l'ancien patron d'Air France à rembourser cette somme qu'il a déjà perçue. Et une autre source interne de rappeler que la convention avait été conclue en complète transparence et qu'elle est donc difficilement attaquable en justice.

Finalement, le vote de jeudi s'apparentera donc à "une ratification plus qu'à une décision", avait expliqué vendredi à l'AFP l'entourage de l'ancien dirigeant. Interrogé sur les intentions du groupe en cas de rejet de la résolution, un porte-parole a simplement déclaré: "Air France-KLM attend les résultats du vote pour prendre les dispositions nécessaires".

"L'Etat est assez offensif et défend l'équilibre et l'esprit de justice, y compris dans les conseils d'administration de ces grandes sociétés", a argué jeudi M. Montebourg. "Partout où l'Etat est majoritaire, il imposera notre politique, c'est-à-dire une politique de limitation de l'échelle salariale. Là où il est minoritaire, il cherchera à convaincre", a-t-il ajouté.

Eviter que Gourgeon ne passe à la concurrence

La prime de 400.000 euros suscite une polémique depuis sa dénonciation la semaine dernière par le syndicat Unsa-aérien, au moment où Air France-KLM est engagé dans une restructuration drastique. Le groupe a initié en janvier un plan d'économies de deux milliards d'euros à l'horizon 2015, dont les mesures structurelles doivent être arrêtées le mois prochain pour une mise en oeuvre dès l'été.

La direction d'Air France s'était défendue en expliquant que la prime accordée à M. Gourgeon lui avait été imposée "dans l'intérêt du groupe", et que tous les éléments financiers avaient été transmis au conseil d'administration d'Air France. Il s'agit en effet d'empêcher Pierre-Henri Gourgeon, qui n'a que 66 ans, et "qui a une mémoire d'élephant" de passer à la concurrence.

Mais la patronne des patrons Laurence Parisot a jugé dimanche qu'elle n'était "pas conforme au code" éthique du Medef, compte tenu de la situation du groupe. "Cette clause a véritablement été prise dans l'intérêt du groupe", avait commenté l'entourage de l'ancien dirigeant, soulignant que M. Gourgeon avait été contraint de décliner plusieurs propositions de travail en raison de cette clause.

Source lexpansion.lexpress.fr

Par Cyril LAZARO - Publié dans : Pensée du jour
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